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À l’UPN, Félix Tshisekedi inaugure une nouvelle étape de la modernisation universitaire

Kinshasa — Ce mardi 6 octobre 2026, l’Université pédagogique nationale (UPN) a changé de visage, le temps d’une cérémonie. Dans…

Kinshasa — Ce mardi 6 octobre 2026, l’Université pédagogique nationale (UPN) a changé de visage, le temps d’une cérémonie. Dans l’ouest de Kinshasa, les bâtiments fraîchement réhabilités et les nouvelles infrastructures ont accueilli le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, venu marquer une nouvelle étape dans la transformation de l’établissement.

La visite présidentielle n’était pas une simple halte institutionnelle. Elle correspondait à la quatrième et dernière phase des travaux de modernisation de l’UPN, avec la remise officielle de trois nouveaux ouvrages à la communauté universitaire.

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Derrière les murs neufs et les équipements, c’est surtout une question qui se dessine : comment transformer durablement les conditions d’apprentissage, d’enseignement et de recherche dans les universités congolaises ?

Trois ouvrages pour une université en transformation

Au cœur de cette nouvelle phase, les chiffres donnent la mesure des travaux.

Un nouveau bâtiment compte désormais 14 auditoires, destinés à accueillir les étudiants dans des espaces d’enseignement modernisés. L’ouvrage comprend également un parc récréatif ainsi qu’un ascenseur adapté.

Deux autres édifices ont, eux, été réhabilités. Ils abritent au total 54 bureaux administratifs et sept laboratoires scientifiques, conçus pour renforcer les capacités de recherche au sein de l’établissement.

Ces infrastructures viennent compléter celles déjà mises en service quelques mois auparavant sur le campus.

Pour les autorités, l’enjeu dépasse donc la construction de bâtiments. Il s’agit de créer un environnement universitaire capable de répondre simultanément aux besoins des étudiants, des enseignants, des chercheurs et de l’administration.

« Construire, équiper, moderniser »… mais surtout préserver

Lors de la cérémonie, la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Marie-Thérèse Sombo, a insisté sur une dimension qui intervient souvent après les inaugurations, mais qui conditionne pourtant leur durée de vie : la maintenance.

S’adressant au chef de l’État, elle a présenté les nouvelles infrastructures comme le prolongement d’une démarche qui ne devrait pas s’arrêter à leur construction.

« Construire, équiper, moderniser, mais aussi assurer la pérennité de ces investissements », a-t-elle déclaré.

Cette préoccupation a conduit le ministère à évoquer la création d’un programme national de maintenance des infrastructures universitaires.

L’idée est de mettre en place un dispositif qui commencerait par un diagnostic technique des bâtiments et des équipements. Il prévoirait ensuite des plans de maintenance adaptés à chaque établissement, une coordination nationale, des unités techniques locales ainsi qu’une formation renforcée des techniciens.

Le ministère envisage, selon Marie-Thérèse Sombo, une collaboration avec l’Institut national du bâtiment et des travaux publics (INBTP) et les écoles d’ingénieurs.

Autrement dit, l’enjeu n’est plus seulement de livrer des bâtiments neufs. Il est désormais de savoir comment les maintenir en état dans le temps.

Une modernisation qui veut dépasser Kinshasa

Mais le discours prononcé à l’UPN ne s’est pas limité à la capitale.

La ministre a également affirmé que le programme présidentiel de construction et de modernisation des établissements d’enseignement supérieur devait concerner les universités situées dans les villes de l’Est actuellement affectées par le conflit et l’occupation évoquée par les autorités congolaises.

Selon elle, ces établissements seront intégrés au programme dès le retour de la paix.

Cette déclaration élargit ainsi la portée de la cérémonie : les travaux visibles à l’UPN sont présentés par le gouvernement comme une étape d’un programme appelé à s’étendre à d’autres établissements du pays.

Des bâtiments au capital humain

Dans les couloirs et les salles de l’UPN, les infrastructures inaugurées ce mardi prennent donc une signification qui dépasse leur fonction matérielle.

Un auditoire est un espace où se transmettent les connaissances. Un laboratoire devient un outil pour expérimenter, observer et produire du savoir. Un bureau administratif permet d’assurer le fonctionnement quotidien de l’institution.

Pris séparément, ces éléments peuvent sembler ordinaires. Ensemble, ils dessinent l’ambition affichée par les autorités : améliorer l’environnement dans lequel se forme une nouvelle génération de Congolais.

La modernisation des infrastructures universitaires est ainsi présentée comme un levier destiné à renforcer la qualité de l’enseignement supérieur et, à terme, le développement du capital humain.

À l’UPN, ce mardi 6 octobre, le président Félix Tshisekedi n’a donc pas seulement inauguré des bâtiments. Il a présidé une nouvelle étape d’un chantier universitaire dont une question déterminante reste désormais posée : comment faire durer ces investissements et leur permettre de produire, année après année, les effets attendus ?

La cérémonie s’est achevée, les bâtiments sont désormais remis à la communauté universitaire. Mais pour ces infrastructures fraîchement ouvertes, le véritable test commence maintenant : celui de leur utilisation, de leur entretien et de leur capacité à accompagner durablement l’enseignement et la recherche en République démocratique du Congo.

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