KINSHASA – L’ONU met un pied dans l’effort de médiation intra-congolaise. À l’issue de consultations avec les forces politiques et sociales de la RDC et les autorités nationales, le secrétaire général adjoint aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a salué ce mardi 11 février la disponibilité de l’Angola à contribuer à l’organisation d’un dialogue national inclusif.
« Nous avons pris note avec beaucoup d’intérêt de la disponibilité de l’Angola à aider à l’organisation d’un dialogue inclusif », a déclaré le haut responsable onusien, soulignant qu’« un grand nombre de formations politiques ont des attentes en ce sens ».
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Une tierce partie jugée « essentielle »
Pour Jean-Pierre Lacroix, la clé de la réussite d’un tel dialogue réside dans l’implication d’un médiateur extérieur crédible. « L’apport d’une tierce partie, et l’Angola peut effectivement jouer ce rôle, est essentiel pour atteindre cet objectif », a-t-il affirmé.
Cette déclaration constitue un soutien explicite des Nations unies à la diplomatie angolaise dans le dossier congolais, renforçant le rôle déjà central joué par Luanda, via le président João Lourenço, à la tête de l’Union africaine.
La MONUSCO en appui technique
Au-delà du dialogue, le responsable onusien a réaffirmé le rôle de la MONUSCO dans l’accompagnement des progrès sécuritaires. « L’importance cruciale est que les efforts diplomatiques s’intensifient pour concrétiser les engagements, en particulier sur le cessez-le-feu », a-t-il insisté.
Il a précisé que la Mission onusienne se tient « prête, disponible et proactive » pour appuyer ces avancées, notamment en matière de vérification du respect des trêves, conformément à son mandat.
Un signal envoyé à Kinshasa et aux acteurs politiques
Cette prise de position intervient à un moment où les appels à un dialogue intercongolais se multiplient, alors que les processus de paix externes (Washington, Doha) peinent à produire des résultats concrets sur le terrain. En validant la piste angolaise, l’ONU envoie un signal clair à Kinshasa : la communauté internationale est prête à soutenir une solution endogène, pourvu qu’elle soit inclusive et sincère.
Reste désormais à transformer cette « disponibilité » angolaise en une feuille de route concrète, acceptée par le pouvoir et les différentes forces politiques. Jean-Pierre Lacroix achève sa visite sur cette note d’espoir, mais aussi d’exigence.



