Une étude choc de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) révèle que 37,8% des nouveaux cas de cancers diagnostiqués dans le monde en 2022 – soit près de 7,1 millions de personnes – étaient liés à des causes évitables. Ces conclusions, publiées dans la revue Nature, pointent du doigt des facteurs de risque bien connus sur lesquels il est possible d’agir.
L’analyse, qui a examiné 30 facteurs de risques dans 185 pays, identifie le tabac comme la principale cause évitable, responsable à lui seul de 15% des nouveaux cas de cancer à l’échelle mondiale. Viennent ensuite des infections (10%), comme le papillomavirus ou Helicobacter pylori, et la consommation d’alcool (3%).
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Trois familles de cancers particulièrement concernées
Les cancers considérés comme les plus évitables sont ceux du poumon (tabac, pollution), de l’estomac (infection à H. pylori) et du col de l’utérus (papillomavirus). Pour ce dernier, le Dr Andre Ilbawi de l’OMS affirme que son éradication n’est « pas un rêve ». « Pour la première fois, on pourrait l’éliminer totalement. Ça passe par la vaccination, le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses », explique-t-il, notant que 65% des femmes vivent désormais dans des pays où la vaccination est possible.
Des mesures simples et efficaces
Face à ce constat, l’agence onusienne plaide pour des politiques de prévention éprouvées, comme la hausse des taxes sur l’alcool et le tabac, la promotion de l’activité physique, la lutte contre la pollution de l’air et la généralisation des vaccinations.
Le message est clair : si le vieillissement et d’autres facteurs génétiques continueront de causer des cancers, une large part de l’épidémie mondiale est évitable par des changements de comportement et des politiques de santé publique courageuses. La balle est désormais dans le camp des gouvernements et des individus.



