KINSHASA – La lutte contre la corruption franchit un cap diplomatique. Le nouveau chargé d’affaires des États-Unis en RDC, Ian J. McCary, a été reçu ce mercredi 11 février par le garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, pour sceller une volonté commune d’intensifier la coopération judiciaire entre Kinshasa et Washington.
Au cœur des échanges : le soutien américain aux réformes engagées par le ministère de la Justice pour assainir et moderniser le système judiciaire congolais.
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Un partenariat technique et stratégique
La rencontre a permis de définir plusieurs axes de collaboration concrète :
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Appui technique et partage d’expertise pour renforcer les capacités institutionnelles
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Consolidation des mécanismes de lutte anticorruption
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Modernisation de l’administration pénitentiaire
Ian J. McCary a exprimé « la disponibilité de son pays à accompagner les efforts entrepris par le ministre Ngefa » , témoignant de l’engagement renouvelé de Washington aux côtés de Kinshasa.
L’État de droit, levier de développement économique
Guillaume Ngefa a réaffirmé la détermination du gouvernement congolais à promouvoir « l’État de droit et la bonne gouvernance, nécessaires pour favoriser un meilleur climat des affaires » . Une déclaration qui s’inscrit dans la stratégie plus large de l’exécutif : rassurer les partenaires internationaux et attirer les investissements par des institutions plus transparentes et crédibles.
Un signal fort avant le sommet de l’UA
Cette rencontre intervient à un moment stratégique, alors que la RDC vient d’être réélue au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et multiplie les offensives diplomatiques. Elle traduit une convergence de vues entre Kinshasa et Washington sur la nécessité de lutter contre la prédation des ressources publiques, condition sine qua non d’une gouvernance légitime et d’un développement durable.
Des réformes sous haute surveillance
Si ce partenariat renforcé constitue une marque de confiance, il place également la RDC sous le regard attentif de ses partenaires. Les annonces devront désormais se traduire par des actes concrets : poursuites judiciaires contre les grands corrupteurs, récupération des avoirs détournés, et amélioration tangible de l’indépendance et de l’efficacité de la justice.
Le gouvernement congolais dispose désormais d’un allié de poids dans sa croisade anticorruption. Reste à transformer cette ambition affichée en résultats mesurables sur le terrain judiciaire.



