ADDIS-ABEBA – La République démocratique du Congo a obtenu un score sans appel ce mercredi 11 février 2026. Réélue au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS) avec 44 voix sur 48 lors du scrutin organisé dans la capitale éthiopienne, Kinshasa entame un deuxième mandat consécutif au sein de cette instance stratégique.
Le ministère congolais des Affaires étrangères, qui a annoncé la nouvelle, rappelle que ce nouveau mandat fait suite à celui entamé le 1er avril 2024. La RDC avait déjà exercé la présidence tournante du CPS à deux reprises : en novembre 2024 et en janvier 2026.
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Un organe au cœur de l’architecture sécuritaire africaine
Le Conseil de paix et de sécurité est l’organe décisionnel permanent de l’Union africaine. Véritable colonne vertébrale de l’architecture de paix continentale, il est chargé de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits en Afrique. Sa composition restreinte – quinze membres élus selon une répartition géographique – en fait une instance particulièrement influente.
Une marque de confiance et un outil stratégique
Cette réélection avec un score de 91,6 % des suffrages constitue un signal politique fort. Elle témoigne de la crédibilité diplomatique acquise par Kinshasa auprès des capitales africaines, malgré les tensions régionales persistantes.
Pour la RDC, directement engagée dans plusieurs crises sécuritaires – notamment l’agression rwandaise dans sa partie orientale et le processus de pacification du Grand Bandundu –, siéger au CPS offre une position stratégique. Kinshasa pourra peser davantage sur les décisions continentales concernant son propre dossier, mais aussi contribuer à la stabilisation d’autres foyers de tension sur le continent.
Une présence renforcée dans l’agenda africain
Cette réélection s’inscrit dans une dynamique diplomatique plus large pour la RDC, qui accueille par ailleurs le Médiateur de l’UA pour la crise des Grands Lacs (Faure Gnassingbé) et travaille en étroite coordination avec la présidence angolaise de l’UA.
Alors que se prépare le 39e Sommet des chefs d’État prévu dans les prochains jours à Addis-Abeba, ce mandat renouvelé offre à Kinshasa une tribune supplémentaire pour défendre sa vision de la paix et de la sécurité sur le continent. Le message est clair : la RDC entend jouer un rôle de premier plan dans les affaires africaines.



