L’horreur absolue a frappé Tembe, une bourgade paisible près de Bamulumba. Ce jeudi 5 février, un militaire des FARDC a plongé une famille dans le deuil et la terreur. Selon les autorités locales, le soldat a séquestré une femme. Il l’a violée, puis l’a décapitée à la machette. Le crime s’est déroulé dans une cabane, sous les yeux de ses propres enfants.
Samuel Kakule Kagheni, président de la société civile locale, livre des détails glaçants. Après son forfait, le militaire a enfermé le corps sans vie dans la cabane. Il a ainsi abandonné les enfants traumatisés. « C’est un acte inhumain. Il a bouleversé toute notre communauté », a déclaré Kagheni. Il exige ensuite une justice militaire ferme et exemplaire.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Les autorités promettent une justice rapide
L’administrateur du territoire de Lubero a confirmé les faits. Le colonel Kiwewa Mitela Alain a assuré que les forces de l’ordre avaient immédiatement appréhendé le présumé coupable. « Le militaire est déjà aux arrêts. Nous le détenons à l’auditorat militaire de Mangurejipa », a-t-il précisé. Les autorités attendent maintenant la fixation de son procès. Elles insistent sur leur volonté de ne pas laisser ce crime impuni.
Cette promesse de justice est cruciale. En effet, la population ressent un sentiment croissant d’insécurité. Elle perd confiance en ceux qui doivent la protéger.
Une série noire qui interroge la discipline militaire
Malheureusement, ce drame ne constitue pas un cas isolé. Il s’inscrit dans une série inquiétante de crimes commis par des militaires dans la région depuis 2025. Cette série érode chaque jour un peu plus le lien entre l’armée et la nation.
Par exemple, le 8 septembre 2025, un militaire a abattu sa propre épouse à Kanyatsi. Puis, le 10 septembre, un autre soldat a tué un civil à bout portant dans le village de Lima.
Ces actes répétés posent de graves questions. Ils interrogent la discipline et la moralisation des troupes. De plus, ils mettent en lumière les faiblesses des mécanismes de contrôle au sein de l’armée. Pourtant, celle-ci combat plusieurs groupes armés dans l’Est du pays.
Un contexte sécuritaire déjà explosif
Ce crime odieux survient dans un contexte déjà très tendu. Le territoire de Lubero, comme une grande partie du Nord-Kivu, subit la violence de multiples groupes armés. Les civils sont pris en étau entre ces factions et les forces gouvernementales.
La communauté internationale se focalise souvent sur les tensions géopolitiques. Cependant, cette affaire rappelle une réalité tout aussi brutale. Elle met en lumière les violations des droits humains que commettent parfois les forces régulières contre les populations qu’elles doivent défendre.
Ce drame souligne donc l’urgence d’une réforme en profondeur de l’appareil de sécurité. Une justice transitionnelle efficace est également nécessaire. Le but est de mettre fin à l’impunité et de redonner espoir à des millions de Congolais.
Désormais, tous les regards se tournent vers l’auditorat militaire de Mangurejipa. La population meurtrie scrutera la rapidité et la transparence du procès à venir. Elle n’attend plus de simples promesses. Elle exige des actes de justice qui restaureront sa dignité et sa confiance.



