Le projet de pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville avance concrètement. Ce mercredi 4 février, le ministre des Infrastructures John Banza Lunda a annoncé une date clé. Les ministres des Finances des deux pays signeront l’accord le 12 février 2026.
Cette annonce fait suite à une réunion de travail avec la Banque africaine de développement (BAD). Le directeur régional pour l’Afrique centrale, Dr Léandre Bassole, a conduit la délégation. Ainsi, les partenaires confirment leur volonté d’accélérer le projet.
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Un ouvrage stratégique pour les deux capitales
Le futur pont mesurera 1,575 km. Il reliera directement Kinshasa et Brazzaville, les deux capitales les plus proches au monde.
Actuellement, des experts des deux pays travaillent à l’ACGT. Ils harmonisent les régimes tarifaires, fiscaux et douaniers. De cette manière, ils sécurisent la viabilité économique du pont.
Plusieurs chantiers régionaux sur la table
La réunion a aussi permis d’examiner d’autres projets. D’abord, les équipes étudient le pont sur l’Oubangi entre la RDC et la Centrafrique. Ensuite, elles veulent accélérer le développement urbain de Mbuji-Mayi.
Par ailleurs, la situation de la route Bukavu-Goma (RN2) reste préoccupante. L’insécurité bloque les travaux. Le gouvernement et la BAD analysent donc l’indemnisation des entreprises touchées par des vols de matériel.
La BAD confirme son appui
Le ministre Banza a rassuré les partenaires sur l’engagement du chef de l’État à stabiliser l’Est du pays. De son côté, la BAD maintient son soutien. Elle insiste toutefois sur la qualité des études préparatoires.
Le Dr Bassole l’a rappelé clairement : de bonnes études représentent déjà 30 % du projet.
La signature du 12 février peut changer la donne. Elle rapprochera la concrétisation d’un projet attendu depuis des décennies. À terme, ce pont pourrait fluidifier la mobilité. Surtout, il pourrait stimuler fortement les économies des deux Congo.



