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RDC : L’Assemblée Nationale en plénière cruciale ce lundi 12 octobre, la loi sur la transformation des minerais au cœur des débats

Le bureau de l'Assemblée nationale a convoqué les députés nationaux, ce lundi 12 octobre 2026, à 13 heures, à une…

Le bureau de l’Assemblée nationale a convoqué les députés nationaux, ce lundi 12 octobre 2026, à 13 heures, à une séance plénière, dans la salle des Congrès du Palais du Peuple.

Quatre points majeurs figurent à l’ordre du jour. Deux d’entre eux sont particulièrement stratégiques pour l’avenir sécuritaire et économique de la République démocratique du Congo.

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Prorogation de l’état de siège et réforme du code minier

L’ordre du jour dévoilé par le bureau de la Chambre basse du Parlement congolais est dense et hautement politique.

Il s’agit d’abord de la prorogation de l’état de siège. Une fois de plus, les députés seront appelés à se prononcer sur l’autorisation de la poursuite de ce régime d’exception sur une partie du territoire national.

Instauré depuis mai 2021 en Ituri et au Nord-Kivu pour lutter contre les groupes armés, ce dispositif arrive à expiration et nécessite une nouvelle autorisation parlementaire conformément à la Constitution.

En deuxième lieu figure l’examen et l’adoption de la proposition de loi cadre sur la transformation locale des minerais. C’est le dossier phare de cette plénière. Le texte, initié par le député national Thierry Mulumba Mpandanjila, vise à imposer le développement des chaînes de valeur des substances minérales directement en RDC.

C’est une révolution juridique. Jusqu’à ce jour, la RDC exporte plus de 90% de ses minerais à l’état brut, principalement le cuivre et le cobalt. Cette loi pourrait obliger les opérateurs miniers à raffiner, transformer et industrialiser sur place, créant ainsi des emplois, des usines et une plus-value colossale pour l’État.

L’enjeu dépasse le simple cadre parlementaire. Il est souverain.

Pendant des décennies, le modèle économique congolais a été celui d’une économie d’extraction pure. Le lithium de Manono, le cobalt du Lualaba, le cuivre du Haut-Katanga partent bruts vers l’Asie pour revenir sous forme de batteries vendues dix fois plus cher.

Cette proposition de loi cadre entend briser ce cycle. Elle s’inscrit dans la vision du Gouvernement congolais de faire de la RDC non plus un simple réservoir, mais un hub industriel mondial des métaux de la transition énergétique.

Sur le plan économique, elle pourrait créer des milliers d’emplois qualifiés, transfert de technologie et augmentation des recettes fiscales.

Sur le plan géopolitique, la RDC reprendrait la main sur sa souveraineté minière face aux multinationales.

Et sur le plan social, la loi marque la fin annoncée de l’exportation de la pauvreté. Si elle est adoptée ce lundi, celle-ci sera l’une des plus importantes de cette législature.

La réforme du Code de la Route de 1978

Pour le dernier point, la Commission Aménagement du Territoire, Infrastructures et Nouvelles Technologies va présenter son rapport sur la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°78/022 du 30 août 1978 portant nouveau code de la route.

Un texte vieux de 48 ans, totalement obsolète face à l’explosion du parc automobile, aux embouteillages monstres de Kinshasa et aux nouvelles problématiques de sécurité routière. Son adoption est urgente pour moderniser la régulation du trafic et réduire les accidents mortels.

La plénière du jour est présentée comme celle de tous les rendez-vous. Entre sécurité dans l’Est, souveraineté minière et modernisation du pays, les députés nationaux sont appelés à apporter des réponses.

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