KINSHASA – Le président Félix Tshisekedi a lancé mardi une réforme profonde de la fonction publique. Devant les promotions de l’École Nationale d’Administration (ENA), il a fixé une feuille de route claire. Son objectif : bâtir une administration moderne et efficace. Ainsi, il veut rompre avec les pratiques du passé.
Tshisekedi mise sur le mérite
Dans son discours, le chef de l’État a redéfini la richesse nationale. Selon lui, la RDC doit d’abord compter sur son capital humain. « La plus grande richesse, c’est le génie humain », a-t-il affirmé. Ensuite, il a promis de promouvoir le mérite.
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Par ailleurs, il a dénoncé le clientélisme. Il a aussi critiqué la lenteur et l’inefficacité administratives. Pour lui, ces dérives affaiblissent l’État. Donc, la réforme devient urgente pour restaurer la confiance des citoyens.
Trois actions concrètes pour réformer l’État
Le président ne s’est pas limité aux paroles. Il a donné des instructions précises au gouvernement. Il exige un plan rapide et concret.
D’abord, il veut déployer l’ENA dans toutes les provinces. Ainsi, les services publics se rapprocheront des citoyens.
Ensuite, il demande la construction d’un campus moderne pour l’ENA. Selon lui, l’excellence mérite un cadre adapté.
Enfin, il souhaite ouvrir la formation continue aux agents publics. Cette mesure doit renforcer leurs compétences.
L’objectif reste clair : professionnaliser l’administration sur tout le territoire.
Un symbole fort et un message de fermeté
La cérémonie a aussi marqué l’entrée de la 10ᵉ promotion « Général Mamadou Ndala ». Ce choix rend hommage à l’officier disparu. Les nouveaux énarques doivent incarner intégrité et discipline. De plus, ils devront lutter contre la corruption.
Le ministre Jean-Pierre Lihau a présenté un bilan positif. En dix ans, l’ENA a formé 842 administrateurs civils. De plus, 900 postes ont accueilli la 9ᵉ promotion. Ces chiffres montrent une progression vers la méritocratie.
Par ailleurs, le ministre a envoyé un signal fort. Il a suspendu l’Inspecteur général du Travail après des propos jugés graves. Une enquête est en cours. Donc, le gouvernement veut imposer une nouvelle éthique.
En conclusion, Félix Tshisekedi place l’ENA au cœur de la refondation de l’État. Il mise sur des cadres compétents et méritants. Toutefois, le vrai défi reste l’application des réformes. La réussite dépendra de leur exécution sur le terrain.



