SADC : une réunion cruciale pour relancer le tourisme régional

JOHANNESBOURG – Face à la nécessité d’une action coordonnée et d’un regain de compétitivité, la Communauté de développement de l’Afrique australe…

JOHANNESBOURG – Face à la nécessité d’une action coordonnée et d’un regain de compétitivité, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) convoque une réunion extraordinaire de ses ministres du tourisme ce mardi 10 février 2026. Présidée par l’Afrique du Sud, cette rencontre virtuelle de haut niveau vise à donner un nouvel élan à deux dossiers stratégiques majeurs : la mise en œuvre effective du visa unique touristique (UNIVISA) et la réforme en profondeur de l’Organisation régionale du tourisme (RETOSA).

L’objectif est clair : « renforcer l’intégration régionale et améliorer la compétitivité du secteur touristique » face à une concurrence mondiale de plus en plus vive. La réunion, préparée par une session de hauts fonctionnaires le matin même, s’inscrit dans le cadre du Protocole SADC sur le développement du tourisme et doit soutenir la feuille de route Tourisme 2020-2030.

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L’UNIVISA, un projet à concrétiser d’urgence

Au cœur des discussions, le SADC UNIVISA. Ce visa régional, permettant aux touristes de circuler librement entre plusieurs pays membres, représente un levier puissant pour attirer les voyageurs internationaux en simplifiant radicalement les démarches administratives. Pourtant, son déploiement complet et harmonisé traîne en longueur. Les ministres devront examiner les avancées réelles et débloquer les obstacles persistants pour transformer cette ambition en réalité opérationnelle.

La refonte de RETOSA, une nécessité pour une promotion efficace

Le second point brûlant à l’agenda est l’avenir de RETOSA. Cet organe, chargé de la promotion touristique de la région, fait face à des défis de gouvernance, de financement et d’efficacité. La réunion extraordinaire doit statuer sur le processus de liquidation ou de restructuration profonde de l’institution. L’enjeu est de taille : doter la SADC d’un outil de marketing régional moderne, agile et capable de vendre la destination « Afrique australe » sur la scène mondiale.

Une course contre la montre pour la compétitivité

Cette réunion ministérielle d’urgence n’est pas anodine. Elle témoigne d’une prise de conscience aiguë : dans un secteur touristique mondialisé, la fragmentation et la lourdeur administrative sont des handicaps majeurs. Les pays de la SADC, riches d’atouts naturels et culturels exceptionnels – des chutes Victoria aux déserts de Namibie en passant par les côtes du Mozambique –, doivent impérativement unir leurs forces pour rivaliser avec d’autres grandes destinations.

Les orientations politiques qui sortiront de cette journée du 10 février seront donc décisives. Elles détermineront si la région peut passer de la coopération théorique à l’intégration pratique, et ainsi saisir pleinement le potentiel de son secteur touristique, véritable pilier de croissance et de création d’emplois pour des millions de citoyens.

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