KINSHASA – Alors que l’est de la RDC cherche un souffle de stabilité, un émissaire clé de l’ONU arrive ce lundi à Kinshasa. Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint aux opérations de paix, lance une visite de trois jours. Il veut évaluer le cessez-le-feu et préciser le rôle actuel de la mission onusienne.
Selon l’ONU, son agenda s’annonce dense. D’abord, il rencontre les autorités nationales et provinciales. Ensuite, il échange avec des acteurs politiques, des représentants de la société civile et des responsables religieux. Ces discussions portent sur la sécurité et sur l’évolution de la trêve dans une région marquée par des conflits répétés.
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Un mandat recentré sur l’appui au cessez-le-feu
Cette visite s’appuie sur la résolution 2808 (2025) du Conseil de sécurité. Ce texte charge la MONUSCO de soutenir un « cessez-le-feu permanent ». Désormais, la mission privilégie un appui technique et logistique. Elle soutient surtout le Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus dirigé par la CIRGL.
Concrètement, la MONUSCO enverra un contingent limité et temporaire. Une première équipe se rendra à Uvira. Elle n’y mènera pas un retour durable. Au contraire, elle appuiera uniquement la surveillance de la trêve.
Surveiller la trêve tout en rassurant Kinshasa
Cette approche montre un choix clair. D’un côté, l’ONU accélère son retrait progressif. De l’autre, elle aide à stabiliser la paix. Aujourd’hui, la MONUSCO concentre surtout ses forces en Ituri et au Nord-Kivu, zones très touchées par les violences.
Ainsi, le passage de Casques bleus à Uvira illustre un double impératif. Premièrement, la communauté internationale veut soutenir la paix. Deuxièmement, elle cherche à respecter la souveraineté congolaise et les attentes de Kinshasa.
Une visite dans un climat tendu
La visite de Lacroix intervient à un moment sensible. En effet, Kinshasa et Kigali s’accusent encore de violations. Parallèlement, le M23 poursuit ses opérations. Dans ce contexte, la crédibilité du cessez-le-feu reste fragile.
Au-delà des aspects techniques, Lacroix veut aussi restaurer la confiance. Or, cette confiance manque souvent dans la région. Son défi est donc clair : convaincre chaque partie que ce processus peut produire des résultats concrets.



