La protection des droits des consommateurs en République démocratique du Congo entre de plain-pied dans l’ère digitale.
Ce jeudi 29 janvier 2026, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a présenté officiellement « Loba », une plateforme numérique innovante pensée comme un assistant virtuel au service des citoyens.
Concrètement, l’outil, dont le lancement officiel est prévu fin février 2026, ambitionne de transformer la relation entre consommateurs, entreprises et régulateurs.
Il rendra ainsi le dépôt de plainte plus simple, plus transparent et surtout plus efficace.
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Une plateforme unique pour des secteurs clés
Dans les faits, « Loba » fonctionne comme un chatbot, capable de permettre aux Congolais de signaler des abus, de déposer des plaintes et de suivre, étape par étape, le traitement de leurs dossiers.
La plateforme couvrira un large pan de l’économie, en ciblant prioritairement les secteurs les plus sensibles :
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Services financiers : banques et assurances ;
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Télécommunications ;
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Transport aérien ;
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Santé et produits pharmaceutiques ;
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Produits alimentaires ;
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Électricité.
Pour Daniel Mukoko Samba, « Loba » dépasse largement le rôle d’une simple boîte à plaintes digitale.
Selon lui, cet outil vise avant tout à rapprocher les citoyens des régulateurs et à améliorer la transparence entre consommateurs et opérateurs économiques.
Il contribuera également à réduire les lourdeurs administratives, souvent dénoncées par les usagers.
Un outil stratégique pour une régulation plus intelligente
Au-delà du traitement des plaintes individuelles, « Loba » revêt une dimension stratégique.
En centralisant les données, la plateforme permettra notamment aux autorités de :
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identifier rapidement les abus récurrents ;
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analyser les tendances du marché ;
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cibler avec précision les actions correctives ;
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ajuster, en amont, les politiques de régulation.
« Loba démocratise l’accès à la défense des droits des consommateurs », a insisté le ministre.
Il a notamment évoqué la lutte contre la vente de produits non conformes et les abus de position dominante.
Dans ce cadre, les dossiers liés aux pratiques anticoncurrentielles seront automatiquement transmis à la Commission de la Concurrence (COMCO).
Une coordination renforcée entre les régulateurs
Pour garantir l’efficacité du dispositif, les autorités misent sur une coordination étroite entre les régulateurs sectoriels.
Un projet de protocole d’accord sera donc soumis à plusieurs institutions clés, dont :
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la Banque Centrale du Congo (BCC) ;
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l’Autorité de Régulation de l’Électricité (ARE) ;
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l’ARTPC pour les télécommunications ;
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l’Autorité de l’Aviation Civile (AAC) ;
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l’ARC-CSU pour les soins de santé ;
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l’ACOREP pour les pharmacies.
Ainsi, le lancement de « Loba » fin février 2026 marquera un tournant important dans la modernisation de l’État congolais.
Il placera, de manière concrète, la défense du consommateur au cœur d’une stratégie de transparence et de bonne gouvernance économique.



