Société




Kinshasa : Félix Tshisekedi relance le train Gare Centrale-N’djili après 15 ans d’arrêt

Après près de 15 ans d’inactivité, le trafic ferroviaire urbain est de retour à Kinshasa. Le Président de la République,…

Après près de 15 ans d’inactivité, le trafic ferroviaire urbain est de retour à Kinshasa. Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a, mardi 30 juin 2026, inauguré la ligne reliant la Gare centrale à l’aéroport international de N’djili. Ce trajet marque la relance d’un axe stratégique de 25 kilomètres, à l’arrêt depuis 2011. L’objectif est d’offrir aux Kinois une alternative rapide et fiable face à la saturation routière.

La réactivation de cette ligne vise à lever plusieurs verrous structurels. Kinshasa souffre depuis des années d’embouteillages chroniques qui allongent les déplacements et pèsent sur le pouvoir d’achat. Le train promet une offre tarifaire stable et accessible pour les usagers.

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Par ailleurs, le projet s’accompagne d’une opération de libération des emprises ferroviaires occupées illégalement. Cette restauration du domaine public est jugée indispensable pour sécuriser et pérenniser l’exploitation.

Extension prévue vers l’Ouest et reprise en 3 semaines

La dynamique ne s’arrêtera pas à N’djili. Le trafic devrait s’étendre à l’axe Ouest de Kinshasa, entre la Gare centrale et la place Kintambo Magasin. Après ce voyage inaugural, le service commercial pourrait reprendre dans moins de trois semaines. Cette échéance courte vise à capitaliser sur l’élan politique et technique.

Pour beaucoup d’observateurs, c’est un test de crédibilité pour le secteur des transports urbains.

Un trajet raccourci de 20 à 30 minutes

Le gain de temps constitue l’argument central du projet. La durée estimée pour le trajet est de 20 à 30 minutes entre la Gare centrale et l’aéroport de N’djili. Actuellement, ce même parcours peut prendre plusieurs heures en voiture ou en bus selon les heures de pointe. Si l’engagement est tenu, le train deviendra un levier concret pour les voyageurs, les agents aéroportuaires et les commerçants de l’axe. L’enjeu est donc autant économique que social.

Au-delà du symbole, la relance du rail pose la question de la continuité. Entretien, fréquence, sécurité et régularité seront déterminants pour fidéliser les usagers.

La capitale, avec plus de 17 millions d’habitants, a besoin d’un mix multimodal crédible. Avec cette première ligne opérationnelle, Kinshasa teste une solution qui pourrait structurer sa mobilité pour la prochaine décennie.

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