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RDC : Interdit de fonctionner, le parti LGD conteste et saisit le VPM de l’Intérieur

Le parti Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) conteste son interdiction de fonctionnement sur toute l'étendue de la République…

Le parti Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) conteste son interdiction de fonctionnement sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Dans une correspondance datée du 19 octobre 2026, son secrétaire général, Franklin Tshiamala, demande le réexamen pur et simple de la mesure.

Créé par l’ancien Premier Ministre Matata Ponyo, le LGD fait partie des treize partis politiques de l’opposition visés par la décision de suspension du 15 octobre 2026, prise par le Vice-Premier Ministre, ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani.

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Dans sa décision, le VPM Shabani a également pointé le LGD et le PPRD de Joseph Kabila pour des soupçons de liens avec la nouvelle plateforme politico-militaire « Front pour la Refondation de la Nation » (FRN).

Le LGD invoque son parcours républicain

Pour sa part, le LGD se dit victime d’une mesure radicale et injustifiée.

Depuis sa création, argumente le parti, il fonde son engagement sur la promotion d’une gouvernance responsable, la primauté du droit, la justice sociale, la lutte contre la corruption, la transparence et le respect des libertés fondamentales.

Bien plus, le parti rappelle qu’il a toujours privilégié la compétition démocratique, le débat d’idées et le respect des institutions républicaines.

Une décision sans base légale selon le parti

Sur le plan juridique, le LGD contre-attaque. Il se réfère à la loi 04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politiques.

Selon cette loi, explique le secrétaire général, une interdiction de cette portée doit reposer sur des faits précis, établis et juridiquement fondés. Elle doit également être motivée pour permettre au parti concerné de comprendre les griefs retenus contre lui et d’y répondre.

« À ce stade, les motifs précis de l’interdiction restent flous et appellent des éclaircissements », souligne Franklin Tshiamala.

La demande du LGD

En conséquence, le parti sollicite officiellement le réexamen de la décision portant interdiction de fonctionnement du LGD sur toute l’étendue du territoire national.

Ce recours intervient alors que le climat politique est déjà sous haute tension, avec d’un côté l’initiative de dialogue inclusif soutenue par l’Union Africaine et de l’autre, la montée de mouvements politico-militaires dans l’Est du pays.

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