KINSHASA – Le secrétaire général adjoint de l’ONU aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, affiche une position ferme. Ce lundi 9 février, il a réaffirmé la détermination des Nations unies à soutenir les efforts diplomatiques pour ramener la paix dans l’Est de la RDC.
Après sa rencontre avec le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, le responsable onusien a présenté l’état des initiatives en cours. Il a aussi rappelé le rôle d’appui de la MONUSCO.
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Un appui à tous les processus de paix
Jean-Pierre Lacroix a évoqué plusieurs pistes diplomatiques. Il a cité les processus de Washington et de Doha. Il a également mentionné l’implication de l’Union africaine et le projet de conférence internationale pour le PANAC.
Il a ensuite clarifié sa mission. Selon lui, la MONUSCO veut soutenir activement les engagements pris. Elle compte surtout appuyer le respect du cessez-le-feu. D’ailleurs, la mission onusienne avait déjà salué, le 4 février, les avancées des pourparlers de Doha. Elle avait aussi affiché sa volonté d’agir rapidement.
Un cessez-le-feu qui dépend des acteurs
Cependant, Jean-Pierre Lacroix a posé une limite claire. Pour lui, les acteurs du conflit doivent appliquer eux-mêmes le cessez-le-feu. Personne ne peut imposer la paix de l’extérieur. Il appelle donc toutes les parties à s’impliquer pleinement.
En parallèle, il rappelle l’existence d’un mandat du Conseil de sécurité. La résolution 2808 (2025) autorise la MONUSCO à fournir un appui technique et logistique. Cet appui passe notamment par le Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus de la CIRGL.
Coopération renforcée avec Kinshasa
Cette visite intervient dans un contexte diplomatique actif. À l’approche du sommet de l’Union africaine, les consultations se multiplient. L’ONU veut donc resserrer sa coopération avec les institutions congolaises.
Par ailleurs, la MONUSCO poursuit son retrait progressif de certaines provinces. En revanche, elle concentre désormais ses efforts sur l’appui politique et sécuritaire. La présence de Jean-Pierre Lacroix à Kinshasa s’inscrit dans cette logique. Au même moment, les présidents Tshisekedi et Lourenço échangent à Luanda avec le médiateur de l’UA. Tous cherchent une meilleure coordination régionale.
En conclusion, l’ONU se dit prête à soutenir le processus. Toutefois, elle attend un engagement réel des belligérants. L’émissaire onusien insiste : seule une volonté politique commune peut mettre fin aux hostilités.



