Société




Contrôle technique à Kinshasa : Martin Fayulu dénonce une « arnaque » et réclame des explications

Le président national de l'Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), Martin Fayulu, a qualifié d’« arnaque » le…

Le président national de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), Martin Fayulu, a qualifié d’« arnaque » le contrôle technique des véhicules instauré par les autorités de la ville de Kinshasa. Dans une déclaration, l’opposant remet en cause la fréquence imposée et le coût demandé aux automobilistes, alors que le pouvoir d’achat des ménages reste très faible.

Pour Martin Fayulu, si le contrôle technique peut se justifier pour prévenir les accidents, la forme actuelle pose problème.

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« S’il est indispensable pour prévenir les accidents, comment justifier qu’il soit imposé deux fois par an à tous les véhicules, pour un coût de 30 à 80 dollars (hors taxes), dans un contexte où le pouvoir d’achat est parmi les plus faibles ? », s’interroge-t-il.

Et de renchérir : « les autorités de la ville de Kinshasa ont le devoir d’expliquer, chiffres à l’appui, la nécessité de cette fréquence et les raisons qui justifient ces tarifs ».

La RFCK lance les contrôles obligatoires dès ce 10 août

Après la fin de la période de tolérance, la Régie des Fourrières et de Contrôle Technique des véhicules de Kinshasa (RFCK), a démarré ce lundi 10 août 2026 le contrôle des engins dans la capitale. Pendant la phase volontaire, les propriétaires de véhicules étaient invités à soumettre leurs engins à la visite technique. Désormais, la régie passe en mode coercitif.

Selon la RFCK, tout véhicule ou moto circulant à Kinshasa sans être en règle devra se conformer à la procédure mise en place. Les agents sont déployés pour vérifier les attestations de contrôle. L’objectif affiché par les autorités provinciales est de réduire les accidents liés à l’état mécanique des engins et d’assainir le parc automobile de la mégapole.

La sortie de Martin Fayulu relance le débat sur l’articulation entre impératif de sécurité routière et capacité de paiement des usagers. Entre la nécessité de fiabiliser le parc et le poids financier pour les ménages, la question reste de savoir comment calibrer la fréquence et les tarifs. La réponse attendue des autorités de la ville sera déterminante pour l’appréciation de la mesure auprès des Kinois.

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