Politique




Guerre dans l’Est : Patrick Muyaya lie l’avenir de Tshisekedi au pouvoir à la fin de l’agression rwandaise

« Le Président de la République est le rempart ». C’est la réponse de Patrick Muyaya, ministre de la Communication…

« Le Président de la République est le rempart ». C’est la réponse de Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias, à la question de savoir si Félix Tshisekedi ne partira pas du pouvoir tant qu’il n’a pas fini l’agression rwandaise dans l’Est de la RDC. Lors d’une émission, le porte-parole du Gouvernement a estimé que, dans le contexte actuel de guerre, la continuité à la tête de l’État s’impose.

Le ministre Patrick Muyaya a été direct. Selon lui, « il est vrai que la guerre suspend tout ». Il ajoute que si le Président n’était pas démocrate, le Gouvernement aurait pu prendre des mesures radicales, jusqu’à décréter l’état de guerre et « paralyser tout ». Une allusion claire au Rwanda voisin, décrit comme un pays où « les médias n’ont pas le droit de critiquer, où les libertés sont brimées ».

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Pour Patrick Muyaya, aucun autre dirigeant ne pourrait assurer ce rôle aujourd’hui.

« À l’allure où vont les choses, je ne vois pas qui peut faire ce travail mieux que lui [Félix Tshisekedi]. Il s’agit de la préservation de ce qu’on a de plus précieux », a-t-il déclaré. Le ministre a également salué la constance du Chef de l’État qui, malgré le conflit, poursuit les chantiers d’infrastructures.

« Les routes sont construites et bien d’autres réalisations », souligne-t-il, y voyant la preuve « d’une volonté et d’un engagement ». « Aujourd’hui, il faut que le Président de la République puisse continuer son travail ».

L’agression rwandaise via le M23-AFC et le lourd bilan humain

Depuis plus de trois décennies, la RDC est agressée dans sa partie Est par le Rwanda, qui opère sous couvert des rebelles de l’AFC-M23. Paul Kagame nie les faits, mais plusieurs rapports internationaux ont établi son implication directe. Ce conflit a déjà coûté la vie à des millions de congolais. Des populations sont tuées, torturées et déplacées, sur fond de pillage systématique des ressources minières de la RDC par le régime de Kigali.

En décembre 2025, les « Accords de Washington pour la paix et la prospérité » ont été signés entre Kinshasa et Kigali, sous l’égide de l’administration Trump. Ces engagements bilatéraux visaient à instaurer la stabilité dans l’Est de la RDC.

Or, contre toute attente, des localités, territoires et villes restent occupés par les rebelles. Les exactions se multiplient malgré la signature.

Pour plusieurs analystes, l’échec de ces accords renforce l’argument du Gouvernement sur la nécessité de maintenir une direction stable jusqu’à la restauration de l’autorité de l’État.

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