Politique




66e anniversaire de l’indépendance de la RDC : Tshisekedi pose la souveraineté comme condition aux accords de Washington et Doha

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, s’est adressé à la Nation, ce mardi 30 juin 2026, à l'occasion du…

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, s’est adressé à la Nation, ce mardi 30 juin 2026, à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo. Il a d’emblée déploré que cette année encore, la fête nationale intervient dans un contexte marqué par la guerre dans l’Est. L’agression, l’activisme des groupes armés, les terroristes, les violences contre les civils, les déplacements forcés, les pillages, les prédations économiques et les violations du droit international sont les crimes qui caractérisent la vie des populations du Nord-Kivu, Sud-Kivu, l’Ituri, Tanganyika, Maniema et toutes les zones meurtries.

Le Chef de l’État a pensé aux familles endeuillées, déplacées, femmes victimes de violences, enfants privés d’école, paysans, commerçants et jeunes privés de perspectives par la guerre. Félix Tshisekedi a assuré que leur sécurité demeure une priorité absolue de son action. Il a également profité de cette occasion pour rendre hommage aux Forces Armées, à la Police nationale, aux services de sécurité et aux jeunes patriotes « Wazalendo » engagés légalement pour le retour de la paix dans cette contrée de la République.

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« À vous qui tenez les lignes, qui défendez nos frontières et protégez nos populations, la Nation reconnaissante vous dit merci »,, a-t-il déclaré. Pour lui, leur courage est le rempart de la souveraineté.

Washington, Doha, Montreux : La diplomatie comme responsabilité

Tshisekedi a rappelé que les démarches de 2025 avaient ouvert une espérance et replacé la tragédie congolaise au cœur des agendas régionaux et internationaux. Il en a tiré une vérité essentielle. À l’en croire, « aucune paix durable dans la région des Grands Lacs ne peut se bâtir contre la souveraineté de la RDC, ni au détriment de la dignité de son peuple ».

Dans la foulée, le Président Congolais a justifié sa stratégie diplomatique qu’il considère comme le choix de la responsabilité et de la maîtrise pour mettre fin aux souffrances.

Il a en effet posé ses exigences. Selon lui, les Accords de Washington, les discussions de Doha et les engagements de Montreux n’ont de sens que s’ils produisent des résultats concrets. Il faut pour cela, poursuit-il, obtenir le silence des armes, la fin du soutien aux groupes armés, le retrait des forces étrangères non invitées, le désarmement, le retour digne des déplacés, la protection des civils, la restauration de l’autorité de l’État et la justice pour les victimes.

« La RDC reste engagée en faveur de la paix et demeure ouverte au dialogue lorsqu’il est sincère et équilibré », a-t-il précisé.

Pour une paix juste, sans compromis

Dans son speech, Tshisekedi a rejeté toute paix au rabais. Il a affirmé que la paix ne peut être ni une mise entre parenthèses de la vérité, ni une récompense à ceux qui prennent les armes, ni un compromis sur la souveraineté, la justice ou l’intégrité territoriale.

« La paix que nous recherchons est une paix juste : une paix qui respecte les frontières, restaure l’autorité de l’État, sanctionne les crimes. C’est cette paix-là que nous voulons. C’est cette paix-là que nous défendons », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le Chef de l’État a remercié les partenaires qui accompagnent les efforts congolais. Les États-Unis d’Amérique, l’État du Qatar, l’Union Africaine, les Nations-Unies, la SADC, l’EAC, la CIRGL, ainsi que tous les pays amis engagés pour la paix dans la région sont placés au devant de la scène.

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