L’Assemblée provinciale du Kasaï a recommandé à l’unanimité la suspension immédiate du maire de la ville de Tshikapa, Faustin Lumuluabu. En cause, ce dernier a déchiré publiquement un exemplaire de la Constitution lors d’un meeting tenu lundi 29 juin 2026. Les élus jugent le geste « très grave », dans un contexte où le pays débat de la révision ou du changement de la loi fondamentale. La décision, votée sans voix contre, a été transmise au Gouverneur du Kasaï, seule autorité habilitée à l’exécuter.
En séance plénière, le président de l’organe délibérant du Kasaï a été ferme.
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« Cela peut apparaître anodin pour certains, mais je vous dis que c’est un acte très grave. Heureusement qu’il y a des députés actifs qui ont déjà déposé sur ma table une interpellation adressée au maire de la ville », a-t-il déclaré.
Et de renchérir : « Votre bureau vous demande de recommander au Gouverneur ce qui suit : la suspension immédiate du maire de la ville pour des faits graves. Personne ne peut déchirer la Constitution de la République ».
De Kasaï à Kinshasa : L’affaire s’inscrit dans un débat national
Si les faits se sont produits à Tshikapa, la portée est nationale. La Constitution est au cœur des discussions en République démocratique du Congo. Le camp présidentiel plaide pour adapter la loi fondamentale aux réalités actuelles. Face à lui, l’opposition accuse le pouvoir de vouloir accorder un troisième mandat au Président Félix Tshisekedi.
Le geste du maire est perçu comme un signal dans la bataille y afférente. L’Assemblée provinciale du Kasaï veut ainsi marquer sa ligne : l’atteinte à la loi fondamentale vaut une sanction immédiate. La réaction rapide des élus provinciaux montre à quel point ce sujet cristallise le climat politique, de Tshikapa jusqu’à Kinshasa.



