Politique




Manifestation du 8 juillet à Kinshasa : L’opposition maintient le Palais de la Nation comme point de chute

L'opposition congolaise réunie au sein de la coalition C64 a officiellement informé le Gouverneur de la Ville de Kinshasa de…

L’opposition congolaise réunie au sein de la coalition C64 a officiellement informé le Gouverneur de la Ville de Kinshasa de l’organisation d’une manifestation pacifique, mercredi 8 juillet 2026. Dans une correspondance datée du 23 juin 2026 et reçue à l’Hôtel de Ville le 25 juin, Fayulu, Kabund, Katumbi, Matata et Sesanga confirment le Palais de la Nation comme point de rassemblement.

À travers cette activité politique, les opposants veulent exprimer « l’attachement des citoyens au respect de la Constitution, à la défense de l’État de droit et à la préservation de l’ordre constitutionnel de la République ». Cette marche doit aussi permettre de remettre un mémorandum au Président de la République.

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Les organisateurs invoquent l’article 26 de la Constitution, qui encadre la liberté de manifestation, pour justifier la procédure d’information préalable auprès des autorités urbaines.

« Les participants, venant de différentes communes de la ville de Kinshasa, convergeront vers le Palais de la Nation où ils se rassembleront pour un sit-in pacifique, au cours duquel sera remis un mémorandum susmentionné », souligne cette correspondance.

Et d’ajouter : « Nous vous (Gouverneur) prions de prendre acte du caractère strictement pacifique de cette activité et de prendre les dispositions nécessaires afin d’assurer la sécurité des participants ainsi que le bon déroulement de cette manifestation démocratique, conformément à la Constitution et aux lois de la République ».

Cette action marque la coordination de cinq formations politiques majeures de l’opposition. Il s’agit notamment de l’Alliance pour le Changement de Jean-Marc Kabund, de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement de Martin Fayulu, Ensemble de Moïse Katumbi, Leadership et Gouvernance pour le Développement d’Augustin Matata et Envol de Delly Sesanga.

Le dernier sit-in organisé le 12 juin dernier par ces acteurs de l’opposition s’est soldé par des actes de violence, engendrant des pertes en vies humaines et des dégâts matériels. Les acteurs et les manifestants ont été empêchés par la police d’accéder à l’esplanade du Palais du Peuple pour déposer leur mémorandum. Raison : cet endroit, considéré entant que siège des institutions, est jugé inviolable par les lois de la République.

Par ailleurs, le choix du Palais de la Nation est maintenu en dépit des restrictions déjà annoncées sur les itinéraires et sites sensibles de la capitale. Le bras de fer s’annonce donc sur le terrain entre le droit constitutionnel invoqué par l’opposition et les mesures sécuritaires brandies par l’exécutif.

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