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Mondial 2026: pourquoi les Léopards respirent encore

Il est 5 heures du matin à Guadalajara, et dans les travées du stade Akron, les visages congolais affichent une…

Il est 5 heures du matin à Guadalajara, et dans les travées du stade Akron, les visages congolais affichent une déception mêlée de perplexité. Le score est cruel : 1-0 pour la Colombie, un but qui aurait pu, dans un autre temps, sonner le glas des rêves léopards. Mais ce Mondial 2026 a troqué ses vieilles certitudes contre une promesse d’incertitude. « Ce fut un match difficile. La Colombie était supérieure », concède Sébastien Desabre, le sélectionneur français, la voix encore marquée par l’effort. Pourtant, derrière ce constat d’impuissance, une réalité nouvelle s’impose : les Léopards ne sont pas morts.

Dans l’ancien format, deux matches, un point, et l’élimination était une fatalité. Adieu rêves, bonjour valises. Mais le Mondial à 48 équipes a réinventé les règles du jeu. Les huit meilleurs troisièmes de groupes accèdent désormais aux seizièmes de finale. Et dans cette nouvelle donne, la RDC, neuvième de ce classement provisoire, n’est « que » la première équipe non qualifiée. Une position inconfortable, certes, mais surtout une position qui peut basculer en un battement de cil. La photographie du moment est trompeuse, et Desabre le sait mieux que quiconque.

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Une équation à trois inconnues

Les calculs sont devenus plus complexes qu’une simple addition de points. La différence de buts, ce chiffre parfois impitoyable, pourrait bien être la clé du destin congolais. Et c’est là que le bât blesse. Le 5-0 infligé par le Portugal à l’Ouzbékistan a créé un écart que les Léopards traînent comme un boulet. Mais dans ce groupe K où le Portugal a pris le large et la Colombie a validé son billet, une issue reste possible.

La RDC doit désormais affronter l’Ouzbékistan lors de la dernière journée. L’équation est simple, presque trompeuse : gagner. Pas de match nul, pas de compromis. « Le prochain match approche à grands pas. Nous devrons prendre des risques. Un match nul ne suffira pas », a martelé Desabre après la rencontre. Une déclaration qui résonne comme un avertissement et comme une promesse. Dans un stade qui leur avait souri lors des éliminatoires, les Léopards savent qu’ils devront non seulement gagner, mais peut-être aussi marquer large pour espérer figurer parmi les meilleurs troisièmes. Un défi supplémentaire, face à une Ouzbékistan que le technicien décrit comme « solide défensivement ».

Une expérience qui forge les champions

Mais au-delà des calculs et des probabilités, il y a cette certitude que Desabre veut insuffler à son groupe : l’expérience. « Le Portugal et la Colombie nous apportent une grande expérience à laquelle nous sommes confrontés, car pour nous, c’est notre première Coupe du monde », a-t-il expliqué. Les Léopards ont appris à leurs dépens ce que signifie affronter les cadors mondiaux. Ils ont encaissé, ils ont souffert, mais ils ont aussi résisté. Face au Portugal, un nul historique. Face à la Colombie, une défaite sans déshonneur. Et demain, face à l’Ouzbékistan, l’occasion de transformer cet apprentissage en exploit.

« Nos joueurs se sont battus sur le terrain pour obtenir un résultat », a rappelé Desabre. Cette abnégation, cette soif de ne pas rentrer bredouille, pourrait bien être l’atout majeur des Congolais. Dans ce nouveau format où les portes restent ouvertes plus longtemps, les Léopards ont encore une chance. Étroite, fragile, mais bien réelle. Une porte qu’ils entendent défoncer face à l’Ouzbékistan, pour que la nuit mexicaine ne marque pas la fin de leur aventure, mais le début d’un nouveau chapitre.

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