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RCA : disparition des armes à Bambari

Plusieurs dizaines des armes collectées lors des opérations du désarmement menées dans la région de la Ouaka.   Le constat…

journaldebangui.com

Plusieurs dizaines des armes collectées lors des opérations du désarmement menées dans la région de la Ouaka.

 

Le constat a été fait la semaine dernière par les autorités militaires centrafricaines et des nations unies. Plusieurs dizaines des armes collectées lors des opérations du désarmement menées dans la région de la Ouaka, notamment dans les villes de Bambari, Ippy, Alindao…,   ont été portées disparues du local d’entreposage.

Les armes déposées par les groupes armés  sont neutralisées dans le cadre de l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale signé le 6 février 2019 entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés actifs sur son territoire.

Le processus intégré de dépôt des armes,  une composante majeure de l’accord de paix,   comprend cinq étapes distinctes :

 

l’enregistrement et l’identification des armes;

le contrôle et la vérification de la détention d’armes;

la réception et l’entreposage des armes;

La neutralisation des armes pour garantir qu’elles ne seront plus jamais utilisées comme armes à feu.

Mais ce processus formulé par les experts de l’ONU n’a pas été respecté récemment par l’état-major de l’armée centrafricaine. C’est justement le récent cas dans la préfecture de la Ouaka, où à Bambari, Ippy, Alindao, la plupart des armes collectées ont disparu de son local d’entreposage.

« Ce sont des armes de gros calibre, des armes à grande capacité destructive éventuellement transportable  comme les RPG7, les paons, les DKM, les DCA,les mortiers, les roquettes, etc. qui ont été portées disparues. On ignore si elles ont été volées ou prises par quelqu’un », déclare un officier de l’état-major de l’armée.

Selon cet officier, ces armes collectées lors des opérations du désarmement ont été remises aux mercenaires russes de la société Wagner par le comité du DDRR. Ce sont eux qui ont la responsabilité de les garder, mais personne ne peut les interroger sur cette mystérieuse disparition.

Selon le principe des Nations unies, ces armes collectées lors de l’opération du désarmement  devraient être détruites.