Politique




Centrafrique : l’Imam Oumar Kobine est mort

Le président du Conseil islamique supérieur de Centrafrique, est décédé samedi 28 novembre au soir, à Bangui, à l’âge de…

Le président du Conseil islamique supérieur de Centrafrique, est décédé samedi 28 novembre au soir, à Bangui, à l’âge de 62 ans.

L’Imam Oumar Kobine a été enterré, dimanche 29 novembre, au cimetière musulman de Boeing. Un rassemblement s’est par ailleurs tenu à la mosquée Al Atiq de PK5.

L’homme était une figure reconnue pour ses efforts de médiation entre les communautés au plus fort de la crise qui déchirait la Centrafrique en 2013.

Président du conseil supérieur islamique, l’imam Kobine Layama était le représentant de la communauté musulmane au sein de la Plateforme des confessions religieuses de Centrafrique (PCRC) dont il était un des fondateurs.

La plateforme réunit les églises catholiques et protestantes ainsi que la communauté musulmane. Au fil des années elle était devenue la principale médiatrice des violences. Ce qui a valu à cette plateforme le prix des droits de l’homme de l’ONU en 2015.

« La fibre religieuse a été utilisée seulement pour des fins politiques, pour des pillages, pour s’accaparer les richesses du sous-sol. Ce n’est pas un conflit religieux! », avait déclaré l’imam à l’AFP en 2017.

Le feu l’imam était très respecté et écouté dans son pays pour son rôle dans la réconciliation.

Son décès intervient à quelques semaines des élections présidentielles et législatives, prévues le 27 décembre. La PCRC a milité activement pour des élections apaisées dans en Centrafrique, en organisant des formations à l’intention des leaders religieux des différentes communautés, pour prévenir notamment les messages de haine.

La Centrafrique s’achemine vers un retour définitif de la paix. Le pays n’a plus connu de violences communautaires d’ampleur, mais les groupes armés qui occupent une importante partie du territoire continuent de perpétrer des exactions contre les populations civiles.

Plusieurs personnalités civiles et religieuses ont salué la mémoire de l’illustre disparu considéré comme un « infatigable pèlerin de la paix ».