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Burundi-RDC : à partir du 23 avril, un pont humanitaire pour le retour volontaire des réfugiés Congolais

Ils ont fui la guerre, les massacres et la peur. Pendant des mois, parfois des années, ils ont survécu dans…

Ils ont fui la guerre, les massacres et la peur. Pendant des mois, parfois des années, ils ont survécu dans des camps au Burundi. Là-bas, ils ont tout laissé derrière eux. Pourtant, un nouveau chapitre s’ouvre à partir du 23 avril 2026.

Le gouvernement burundais et le HCR annoncent un programme de retour vers la République démocratique du Congo. Ensemble, ils encadrent cette opération sensible. Ainsi, un communiqué conjoint fixe les premières règles.

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Avant tout, une condition s’impose : le volontariat total. En effet, aucun réfugié ne sera forcé de rentrer. Chaque personne devra choisir librement, en connaissance de cause. Ce principe vise à protéger les plus vulnérables.

Ensuite, une étape obligatoire est prévue : l’enregistrement. L’ONPRA et le HCR organisent ce processus. Grâce à cela, les retours seront mieux structurés et évitent les désordres.

Un retour encadré mais très sélectif

Le programme ne concerne pas tous les réfugiés de la même manière. D’abord, les familles avec enfants scolarisés sont prioritaires. Ensuite, les personnes vulnérables bénéficient d’une attention particulière. Enfin, certains agents publics congolais figurent aussi parmi les premiers concernés.

Ces choix ciblent principalement le Sud-Kivu. Cette province reste fortement touchée par les conflits armés. Toutefois, les autorités espèrent y favoriser une stabilisation progressive.

Par ailleurs, le Burundi garantit la protection des réfugiés jusqu’à leur départ. Il continue aussi à fournir une assistance dans les camps. Ce soutien reste essentiel, car les ressources diminuent progressivement.

Sud-Kivu : entre retour et incertitudes sécuritaires

Cependant, rentrer ne signifie pas forcément retrouver la paix. Dans le Sud-Kivu, les groupes armés restent actifs. De plus, plusieurs zones restent difficiles d’accès.

Ainsi, le programme ne promet pas un retour simple. Il garantit plutôt un retour encadré et sécurisé. Pour cela, le HCR et ses partenaires mettent en place une logistique spécifique.

En parallèle, les autorités parlent d’une étape importante pour la stabilisation régionale. Pourtant, les humanitaires restent prudents. Ils rappellent que les retours dans les Grands Lacs ont souvent été complexes.

Une opération attendue, entre espoir et prudence

Le 23 avril marque donc un tournant. Progressivement, les premiers convois quitteront les camps. Dans les familles, les décisions restent difficiles. Certains veulent rentrer rapidement. D’autres hésitent encore.

Ainsi, la peur de l’inconnu s’oppose au désir du retour. Pourtant, beaucoup espèrent retrouver leurs terres et reconstruire leur vie.

Pour le Burundi, ce programme teste sa capacité humanitaire. Pour la RDC, il s’agit d’un défi d’accueil et de stabilité. Enfin, pour le HCR, c’est une mission d’équilibre entre protection et solutions durables.

Au final, chaque départ raconte une histoire de survie. Et chaque retour ouvre la possibilité d’un nouveau départ.

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