À quelques jours des Championnats d’Afrique de karaté en Algérie, le Gouvernement congolais entend conjuguer préparation sportive et réforme structurelle. Reçu vendredi 28 août 2026 par le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, le nouveau président de la Fédération congolaise de karaté-do (FEKACO), Claude Tshisekedi, a placé au cœur des échanges les besoins immédiats de la sélection nationale, mais aussi les chantiers de modernisation de la discipline.
Au-delà de l’accompagnement sollicité pour les prochaines échéances continentales, la rencontre a débouché sur l’annonce d’une initiative plus large : la mise en place prochaine d’un système national d’identification numérique des sportifs congolais.
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Cette mesure marque une nouvelle étape dans la volonté des autorités de renforcer la gouvernance des fédérations sportives et de disposer de données fiables sur les effectifs évoluant dans les différentes disciplines.
Les Léopards karaté en quête d’un meilleur accompagnement
La participation de la sélection congolaise aux Championnats d’Afrique, prévus prochainement en Algérie, figurait parmi les priorités de cette séance de travail.
Claude Tshisekedi a plaidé pour un appui gouvernemental destiné à améliorer les conditions de préparation des athlètes et à garantir leur déplacement vers cette compétition continentale.
Pour la FEKACO, ces échéances représentent une opportunité importante pour renforcer la visibilité du karaté congolais sur la scène africaine.
Une identification numérique pour mieux gérer les fédérations
L’annonce la plus structurante concerne toutefois la future opération nationale d’identification des sportifs.
Selon Didier Budimbu, cette campagne sera déployée dans le cadre du partenariat conclu entre le Gouvernement congolais et la société Toppan, spécialisée dans les solutions de numérisation et de gestion des identités.
L’objectif est d’établir un recensement fiable des athlètes évoluant dans plusieurs disciplines afin de permettre un meilleur suivi des sportifs, une planification plus efficace des compétitions et une gestion plus performante des fédérations.
Pour le président de la FEKACO, disposer d’une base de données nationale constitue également un outil essentiel pour identifier les pratiquants répartis sur l’ensemble du territoire et mieux organiser le développement du karaté.
Miser sur l’école pour préparer la relève
Les discussions ont également porté sur l’avenir de la discipline au-delà des compétitions internationales.
Claude Tshisekedi a insisté sur le rôle de l’éducation physique et sportive dans la formation des jeunes, estimant que le milieu scolaire constitue un levier essentiel pour détecter et accompagner les futurs talents.
Cette approche s’inscrit dans une logique de développement à long terme, où la pratique sportive devient un outil de formation, de discipline et de renouvellement des élites sportives nationales.
Un nouveau président porté par un parcours historique
Récemment élu à la tête de la Fédération congolaise de karaté-do, Claude Tshisekedi apporte également une légitimité sportive à son nouveau mandat.
Il reste le premier athlète congolais à avoir participé à une phase finale de Coupe du monde de karaté en 1996, un parcours qui nourrit aujourd’hui son ambition de renforcer la structuration de la discipline.
À l’approche des Championnats d’Afrique, cette rencontre entre la FEKACO et le ministère des Sports traduit une double ambition : améliorer les performances immédiates des Léopards karaté tout en posant les bases d’une gouvernance sportive davantage fondée sur les données, la planification et la modernisation des fédérations.



