L’opposition veut parler d’une seule voix. Au lendemain de l’adresse à la Nation de Félix-Antoine Tshisekedi consacrée au dialogue national, la Coalition de l’article 64 (C64) a convoqué une réunion d’urgence avec ses partenaires de Lamuka et de l’ADD Congo afin de définir une position commune face à l’initiative présidentielle.
L’annonce a été faite ce vendredi 28 août par Prince Epenge, qui affirme que cette série de consultations doit permettre à l’opposition de fixer une ligne claire avant toute prise de position officielle.
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Une réunion décisive après l’appel au dialogue
Intervenant au lendemain du discours présidentiel, cette rencontre est présentée comme une étape stratégique pour les principales plateformes de l’opposition.
Selon Prince Epenge, plusieurs réunions sont également programmées au sein des partis et regroupements politiques afin d’harmoniser les positions avant une communication commune.
« Nous allons nous réunir aujourd’hui et nous allons fixer l’opinion », a-t-il déclaré.
Les discussions porteront notamment sur l’attitude à adopter face au processus de dialogue annoncé par le chef de l’État et sur la possibilité de dégager une position commune entre les différentes composantes de l’opposition.
« Personne ne va trahir le peuple »
Dans l’attente de cette décision collective, Prince Epenge appelle les Congolais à rester mobilisés.
« Nous appelons le peuple à rester vigilant, à rester debout, à rester mobilisé. Personne ne va trahir le peuple », a-t-il assuré.
L’opposant affirme que les décisions qui seront arrêtées tiendront compte, selon lui, des attentes de la population et des objectifs que ces plateformes disent poursuivre pour le pays.
Une mise en garde adressée au pouvoir
Si aucune position définitive n’a encore été arrêtée, Prince Epenge exclut déjà tout soutien automatique au processus lancé par Félix Tshisekedi.
« Ce qui est sûr, c’est que nous n’accompagnerons personne dans n’importe quelle entreprise périlleuse », a-t-il prévenu.
Cette réaction intervient alors que le président de la République a posé une ligne rouge lors de son adresse à la Nation : les groupes qui combattent encore les institutions par les armes ne pourront pas participer au dialogue national en tant que composantes politiques, renvoyant notamment l’AFC/M23 au processus distinct de Doha.
La position officielle de la C64, de Lamuka et de l’ADD Congo devrait être rendue publique à l’issue des consultations engagées ce vendredi, dans un contexte où le dialogue national s’impose désormais comme le nouveau terrain de confrontation politique entre le pouvoir et une partie de l’opposition.



