Politique




Kongo Central : le sort du gouverneur Bilolo suspendu à un quorum fantôme – la plénière capote !

Le fauteuil du gouverneur tient toujours… par un fil. Ce mercredi 13 mai à Matadi, les débats tant attendus sur le…

Le fauteuil du gouverneur tient toujours… par un fil. Ce mercredi 13 mai à Matadi, les débats tant attendus sur le sort de Grâce Bilolo ont tourné court. Faute d’un nombre suffisant de députés provinciaux dans l’hémicycle, la séance plénière consacrée à l’examen des réquisitoires du procureur général près la Cour de cassation a été purement et simplement suspendue.

Une douche froide pour les observateurs qui espéraient enfin une avancée dans ce feuilleton judiciaire et politique qui agite la province depuis plusieurs jours.

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ



Une pléniire suspendue… les élus aux abonnés absents

L’Assemblée provinciale avait pourtant repris le chemin des débats ce mercredi. L’ordre du jour était clair : poursuivre l’examen des réquisitoires du parquet général, un document sensible visant directement l’autorité provinciale.

Mais voilà. Dans l’hémicycle, les bancs sont restés désespérément clairsemés. Sans quorum, pas de délibération possible. Le constat est tombé, sec, comme un couperet :

« Nous avons poursuivi la séance plénière entamée le jeudi 7 mai et reprise ce mercredi 13 mai. Il était question de continuer l’examen des réquisitoires du procureur général contre le gouverneur de province » , a sobrement expliqué Guylain Panzu, avant d’acter la suspension.

Résultat : aucune décision, aucun vote. Et le gouverneur Grâce Bilolo, dont l’immunité est au cœur du débat, repart avec un sursis providentiel.

Tensions, consultations et opinion publique sous tension

Derrière ce faux-semblant technique, c’est tout un climat politique fiévreux qui affleure. Selon des sources parlementaires, les élus provinciaux sont profondément divisés sur la conduite à tenir. Faut-il autoriser les poursuites judiciaires contre le gouverneur ? Ou bloquer la procédure pour raisons politiques ?

Car l’enjeu est de taille. Conformément à la loi congolaise, c’est bien l’Assemblée provinciale qui détient la clé : en examinant les réquisitoires, les députés peuvent lever ou non l’immunité de Grâce Bilolo, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles poursuites.

Pour l’instant, le suspense reste entier.

« Des consultations sont en cours entre les responsables de l’Assemblée provinciale pour réunir les conditions nécessaires à la tenue des débats » , indique-t-on du côté du secrétariat de l’assemblée.

Aucune nouvelle date n’a encore été officiellement annoncée.

Dans la rue et sur les réseaux sociaux, l’impatience gagne du terrain. De nombreux observateurs du Kongo Central appellent les institutions provinciales à la transparence et au strict respect des procédures légales. Personne ne veut d’une affaire qui traîne indéfiniment, dans l’opacité ou sous la pression des intérêts politiques.

Reste désormais à savoir si, lors d’une prochaine tentative, les élus se déplaceront en nombre. Car dans ce bras de fer judiciaire, un absent vaut parfois bien un vote. Et pour Grâce Bilolo, chaque fauteuil vide est, pour l’instant, une petite victoire.

Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP