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Ebola en RDC : L’OMS annonce l’intégration de deux nouveaux candidats-vaccins contre la souche Bundibugyo

Face à une épidémie d'une ampleur inédite en République démocratique du Congo, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé…

Face à une épidémie d’une ampleur inédite en République démocratique du Congo, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé le mercredi 4 novembre 2026 l’intégration prochaine de deux nouveaux candidats-vaccins à un essai clinique en cours dans le pays. Conçus spécifiquement pour cibler la souche « Bundibugyo » du virus Ebola, ces vaccins marquent une avancée majeure dans la recherche médicale, aucun traitement préventif n’ayant jusqu’ici démontré son efficacité humaine contre cette souche précise.

Depuis le début de la flambée épidémique en mai dernier, les autorités sanitaires font face à un bilan alarmant. Au 1er novembre, la RDC dénombrait 10 532 cas confirmés et 5 126 décès — soit près d’un malade sur deux —, avec une propagation touchant huit provinces, l’Ituri demeurant l’épicentre de la crise.

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ChAdOx1 et mRNA-1469 : Vers un test de terrain

Recommandée par un groupe d’experts indépendants de l’OMS et subordonnée à l’aval des autorités congolaises, cette extension de l’essai clinique concerne deux formules innovantes :

  • Le ChAdOx1 : Développé par l’université d’Oxford en partenariat avec le Serum Institute of India.

  • Le mRNA-1469 : Conçu par le laboratoire pharmaceutique américain Moderna.

Jusqu’à présent, les vaccins disponibles — à l’instar d’Ervebo — avaient prouvé leur efficacité contre la souche « Zaïre », responsable de précédentes épidémies en Afrique. Toutefois, en raison des différences biologiques entre les souches, leur efficacité contre le virus Bundibugyo restait incertaine.

« Le fait que ces vaccins soient prêts à entrer en phase d’essais cliniques témoigne de la puissance de la science et du partenariat », a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, tout en rappelant que le vaccin ne constituait qu’un outil parmi d’autres pour juguler la propagation.

L’essai clinique « Tumaini » à l’épreuve du terrain à Bunia

Lancé le 23 octobre dernier à Bunia, chef-lieu de l’Ituri — qui concentre à elle seule plus de 7 400 cas et près de 3 500 décès —, l’essai clinique « Tumaini » (espoir en swahili) déploie une stratégie de vaccination en anneau.

Cette méthode consiste à cibler prioritairement l’entourage et les contacts directs des cas confirmés afin de bloquer les chaînes de transmission. Quatre anneaux ont déjà été constitués, et de nombreux autres sont en préparation. Le vaccin Ervebo sert actuellement de première base d’évaluation dans cet essai, en attendant l’intégration des nouveaux candidats.

En parallèle, l’OMS coordonne l’essai thérapeutique « PARTNERS », visant à tester des traitements antiviraux expérimentaux, dont le remdesivir et des anticorps monoclonaux.

Alors que des cas isolés ont également été signalés dans d’autres pays du continent (Kenya, Nigeria), la riposte sanitaire sur place demeure lourdement entravée par les conflits armés dans l’Est congolais, les difficultés logistiques d’accès aux zones enclavées et la persistance de résistances communautaires.

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