Réunis à Addis-Abeba pour le premier Sommet continental africain de la sécurité sociale sur les infrastructures , les décideurs africains recherchent de nouveaux leviers pour financer le développement du continent. Représentant le ministre congolais des Infrastructures et Travaux publics (ITP) John Banza Lunda, le Secrétaire général aux ITP, Georges Koshi, a porté la voix de la République démocratique du Congo lors de la tribune ministérielle, appelant à un changement de paradigme majeur.
L’objectif affiché par Kinshasa est clair : transformer l’Association africaine de la sécurité sociale (ASSA) pour en faire « l’architecte d’une alliance féconde entre sécurité sociale et infrastructures », au-delà de son rôle traditionnel d’échange d’expériences techniques.
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Capter les actifs des fonds de pension pour désenclaver l’Afrique
Au cœur du plaidoyer congolais figure un chiffre clé : plus de 800 milliards de dollars d’actifs sous gestion détenus par les institutions africaines de pensions et de sécurité sociale. Pour la RDC, cette réserve financière considérable doit être mobilisée pour soutenir des projets d’infrastructures durables, résilients et à fort impact transformateur.
Pour concrétiser cette ambition, le Secrétaire général aux ITP a détaillé les propositions stratégiques de la RDC devant les participants :
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Interconnexion régionale : Sortir de la logique des « silos » sectoriels en reliant l’Afrique centrale et l’Afrique australe par un réseau combiné de rails, routes et voies navigables.
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Co-investissement et portabilité : Inscrire le principe du co-investissement entre États et fonds sociaux, tout en garantissant la portabilité des droits des travailleurs pour fluidifier la mobilité économique.
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Harmonisation réglementaire : Unifier les régulations sectorielles et renforcer les mécanismes de maîtrise des risques financiers et opérationnels.
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Sécurisation des ressources : Mobiliser et sécuriser les capacités financières institutionnelles pour garantir la pérennité des chantiers.
Un sommet continental pour sceller des engagements concrets
Organisé sous l’égide de l’ASSA en partenariat avec l’Union africaine (UA) et la Commission économique pour l’Afrique (CEA), cet événement rassemble plus de 300 participants : bailleurs de fonds, partenaires au développement, experts bancaires et délégations du secteur des infrastructures.
Les travaux s’achèveront ce vendredi 30 octobre 2026 par l’adoption d’engagements conjoints destinés à structurer la feuille de route du financement des infrastructures africaines par l’épargne institutionnelle du continent.



