À l’occasion de la conférence internationale AGORA organisée les 26 et 27 octobre en Sicile, la ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté de la RDC, Raïssa Malu, a défendu une vision stratégique innovante : l’indissociabilité de l’accès à l’énergie et du développement de l’éducation.
Devant un parterre d’experts et de décideurs internationaux, la ministre a rappelé le gigantisme du système éducatif congolais, qui accueille aujourd’hui près de 30 millions d’élèves répartis dans 124 000 établissements scolaires. Un colosse au pied d’argile si les infrastructures de base, notamment électriques, ne suivent pas la cadence.
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L’électricité, moteur de la transformation scolaire
Pour Raïssa Malu, il ne s’agit plus de traiter l’éducation et l’énergie comme des secteurs isolés, mais comme les deux piliers interconnectés du développement socio-économique de la RDC. L’accès à une énergie stable et propre dans les écoles est indispensable pour :
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Garantir des conditions d’apprentissage modernes en offrant un éclairage adéquat et un cadre d’étude décent dans l’ensemble des territoires.
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Accélérer la transition numérique en permettant l’équipement des salles de classe en matériel informatique et la connexion des établissements au réseau internet.
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Renforcer l’autonomie et les capacités des infrastructures scolaires à travers le pays.
L’initiative Mission 300 : Un levier international pour le continent
Ce plaidoyer a été formulé dans le cadre prestigieux de la conférence AGORA, tenue sous le sceau de l’initiative Mission 300. Portée par le Groupe de la Banque mondiale, la Banque d’Italie et le ministère italien de l’Économie et des Finances, cette rencontre visait à articuler les politiques énergétiques et de développement sur le continent africain.
En positionnant la RDC au cœur de ce débat, Raïssa Malu rappelle que l’alphabétisation et la formation des générations futures congolaises dépendront directement de la capacité du pays à réduire sa fracture énergétique.



