La République démocratique du Congo veut transformer son rapprochement avec le Royaume-Uni en résultats économiques concrets avant le Forum économique RDC–Royaume-Uni, prévu à Londres du 2 au 4 novembre 2026. Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a reçu ce mardi 22 septembre à Kinshasa la nouvelle ambassadrice britannique, Zoë Ware, pour un premier entretien stratégique consacré à l’accélération de la coopération commerciale et des investissements.
Cette rencontre marque le lancement d’une nouvelle séquence de la diplomatie économique entre Kinshasa et Londres, avec un objectif immédiat : aboutir à la signature d’un ou plusieurs Memorandums of Understanding (MoU) avant la fin du mois de septembre.
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Une équipe technique conjointe pour accélérer les accords
L’une des principales décisions issues de cette rencontre est la mise en place d’une équipe technique mixte réunissant l’ambassade du Royaume-Uni et le ministère du Commerce extérieur.
Cette cellule devra assurer le suivi opérationnel des engagements pris entre les deux parties et préparer la conclusion de nouveaux accords destinés à renforcer les échanges économiques bilatéraux.
L’initiative intervient dans un calendrier particulièrement dense, à quelques semaines du grand rendez-vous économique de Londres, où les autorités congolaises souhaitent attirer davantage d’investissements britanniques dans plusieurs secteurs prioritaires.
Des producteurs congolais mieux préparés au marché britannique
Les discussions ont également porté sur l’accompagnement technique des producteurs congolais afin de leur permettre de répondre aux exigences du marché britannique.
Le Royaume-Uni et la RDC veulent notamment renforcer les programmes de formation aux normes sanitaires, techniques et commerciales applicables aux produits destinés à l’exportation, en particulier dans des filières telles que le cacao, le café et les épices.
Pour Kinshasa, l’enjeu dépasse l’accès préférentiel dont bénéficient déjà certains produits congolais : il s’agit désormais d’améliorer la compétitivité des entreprises locales afin qu’elles puissent tirer pleinement parti de ces opportunités commerciales.
Une architecture institutionnelle en cours de consolidation
La rencontre s’inscrit dans la continuité de plusieurs initiatives engagées ces dernières semaines.
Le ministre a notamment évoqué la mission économique britannique organisée à Kinshasa, le pré-forum conduit le 7 septembre par la Baronne Sandip Verma, ainsi que l’accréditation officielle, le 17 septembre 2026, de la Chambre de commerce RDC–Royaume-Uni, appelée à devenir un relais permanent entre les milieux d’affaires des deux pays.
Cette architecture institutionnelle doit permettre d’assurer un suivi plus régulier des projets économiques au-delà des rencontres diplomatiques ponctuelles.
Climat des affaires et lutte contre la corruption au cœur du dialogue
Au cours de l’entretien, les autorités congolaises ont également mis en avant les réformes engagées pour améliorer l’environnement des affaires.
Julien Paluku a présenté à la nouvelle ambassadrice les efforts entrepris en matière de digitalisation, de lutte contre la corruption et de renforcement du climat des investissements, autant d’éléments que Kinshasa considère comme essentiels pour convaincre davantage d’entreprises britanniques de s’implanter en RDC.
À moins de six semaines du Forum économique de Londres, la priorité est désormais de transformer cette dynamique diplomatique en engagements contractuels, puis en investissements effectivement réalisés sur le terrain.



