Le ministre provincial du Plan, Budget, Fonction Publique, Emploi, Tourisme, Transports et Mobilité Urbaine, Jésus-Noël Sheke, a interdit à tout véhicule de stationner sur l’avenue Colonel Monjiba et aux abords des établissements scolaires situés dans cette zone.
La décision, annoncée dans un communiqué du 8 septembre, s’inscrit dans les mesures arrêtées par le gouvernement provincial pour assurer la sécurité des élèves et fluidifier la circulation.
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La mesure s’applique en attendant le plan particulier de circulation de la zone A, qui couvre le secteur de Monjiba, dont la mise en œuvre est prévue à partir du 20 septembre prochain.
Une interdiction sans exception
L’interdiction concerne les propriétaires de véhicules, les parents d’élèves, les enseignants et toute personne fréquentant les écoles de Monjiba.
« Dès lors, la dépose et la récupération des élèves devront impérativement s’effectuer dans le strict respect de cette disposition, évitant ainsi toute immobilisation inconsidérée des véhicules sur le boulevard », souligne le document. L’objectif, poursuit-il, est d’éviter les embouteillages aux heures de pointe.
Fourrière, saisie et sanctions
Selon le communiqué, la Régie des fourrières et de contrôle technique des véhicules de Kinshasa (RFCK) et la Brigade spéciale pour la protection de l’environnement (BSPE) sont instruites. Elles sont appuyées par la police de circulation routière, pour veiller à l’application rigoureuse de la mesure.
En cas d’échec, l’immobilisation forcée sera appliquée. La saisie du véhicule et sa conduite en fourrière sont prévues.
« Tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur », rappelle le document.
Le calvaire quotidien de Monjiba
L’avenue Colonel Monjiba est l’une des plus engorgées de Kinshasa. Elle relie le centre-ville à l’ouest de la capitale.
Chaque matin et chaque soir, aux heures d’entrée et de sortie des classes, l’axe devient impraticable. Les véhicules garés en double, voire en triple file devant les écoles et bloquent la chaussée.
Cette situation réduit ainsi la visibilité et augmente les risques d’accidents pour les écoliers qui traversent.
La décision du gouvernement provincial va donc soulager les automobilistes et surtout sécuriser les enfants.
En libérant les trottoirs et les abords des écoles, elle fluidifie la circulation. Elle marque aussi le début d’une nouvelle politique de mobilité à Kinshasa. Une politique qui vise à mettre fin au stationnement anarchique, source majeure d’embouteillages dans la ville.



