Le prix du nouveau passeport biométrique en République démocratique du Congo est fixé à 75 dollars américains, contre 99 USD auparavant. Selon le ministère des Affaires Étrangères, la procédure est désormais entièrement numérisée et le délai officiel de délivrance est annoncé à 15 jours. Une mesure sociale saluée, mais qui soulève une question centrale : l’État parviendra-t-il à tenir ses promesses sur le terrain ?
Cette baisse représente près de 25%. L’objectif affiché est de rendre le document d’identité de voyage plus accessible aux Congolais vivant au pays et dans la diaspora. Le Gouvernement reconnaît le poids de ce coût pour les ménages. Rendre ce document moins cher, c’est d’abord un acte de justice sociale.
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Sur le papier, la RDC s’aligne sur les standards internationaux. Un passeport délivré en deux semaines, c’est crédible, rapide et rassurant pour l’image du pays à l’étranger.
Cependant, les témoignages des usagers dressent un autre tableau. Le prix officiel n’est qu’une partie du problème. Plusieurs Congolais dénoncent des frais supplémentaires non prévus et des délais qui s’étirent sur plusieurs mois, bien au-delà des 15 jours annoncés. La réduction du tarif ne suffit pas si l’expérience usager ne change pas. Tant que des coûts informels s’ajoutent et que l’attente dure, la mesure perd de sa portée.
Le passeport est la première vitrine d’un État à l’international. Il ne devrait pas être un obstacle, mais une facilité. Dans sa nature, il doit être délivré sans effort physique excessif, avec transparence et dans les délais légaux. L’État a ici une double responsabilité. En baissant le prix, il doit aussi éradiquer les dysfonctionnements. Traiter ce dossier conformément à la loi, c’est redorer le blason du pays et rendre confiance à ses citoyens.



