Tshisekedi à Davos : « La RDC n’est plus un simple fournisseur de minerais bruts »

Davos, Suisse – La République démocratique du Congo ne veut plus être un simple réservoir. C'est le message qu'a martelé le…

Davos, Suisse – La République démocratique du Congo ne veut plus être un simple réservoir. C’est le message qu’a martelé le président Félix Tshisekedi lors d’un événement spécial en marge du Forum économique mondial de Davos, consacré au « Partenariat stratégique sur les minerais et les investissements ». Face à un aréopage de décideurs économiques mondiaux, le chef de l’État a acté un basculement stratégique : la RDC ne se contentera plus d’exporter des minerais bruts, mais entend désormais jouer un rôle central dans la construction des chaînes de valeur mondiales.

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« Il s’agit de nous assurer que notre sous-sol bénéficie à nos populations », a déclaré Tshisekedi, définissant une nouvelle feuille de route. Le but est clair : transformer la richesse géologique en levier de développement industriel, de diversification économique et de prospérité pour les communautés locales.

Trois piliers pour un « pays-solution »

Les discussions ont abouti à trois engagements concrets que la RDC met en avant pour attirer les investisseurs :

  1. Attirer les investissements dans un environnement sécurisé, une condition essentielle dans un pays minier au passé tumultueux.

  2. Renforcer la gouvernance et la traçabilité des minerais, répondant aux exigences internationales et luttant contre la fraude.

  3. Promouvoir la transformation locale, la priorité absolue pour capter une partie de la valeur ajoutée et créer des emplois sur place.

Cette position est résumée par une nouvelle étiquette que la RDC revendique : celle de « pays-solutions ». Non seulement pour l’Afrique, mais pour la transition énergétique mondiale, grâce à son cobalt, son cuivre et son lithium.

Un nouveau modèle de partenariat

Le ton est à la collaboration, mais sur des bases renouvelées. Tshisekedi a insisté sur la nécessité de partenariats mutuellement bénéfiques et respectueux de la souveraineté nationale. Il s’agit de construire une chaîne de valeur « plus juste, plus durable », où la RDC n’est plus à la périphérie, mais au cœur de la table des négociations.

À Davos, loin des clichés sur la « malédiction des ressources », la RDC a donc présenté son nouveau visage : celui d’un partenaire stratégique, exigeant et structuré, qui négocie l’accès à ses richesses contre des garanties de développement et une place dans l’industrie mondiale de demain. Le pari est audacieux, mais le message est désormais on ne peut plus clair.

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