Dans la salle comble, entre cadres et agents retenant leur souffle, Solange Kabedi Odra, la directrice générale sortante, a passé le flambeau. Elle l’a fait avec la fierté tranquille de ceux qui préservent leur honneur.
Solange Kabedi quitte Transco « la tête haute »
Son regard était à la fois doux et déterminé lorsqu’elle a pris la parole. « Je suis heureuse », a-t-elle confié, brisant le silence.
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« Ici, à Transco, on a l’habitude de voir les directeurs généraux suspendus. Moi, je sors la tête haute. On a simplement mis fin à mon intérim. »
Ainsi, cette phrase portait un poids particulier dans une entreprise longtemps secouée par les turbulences. Pourtant, ce départ s’est fait sans fracas. Au contraire, il s’est déroulé dans un climat de respect et de dignité.
Jérémie Kilubu Matondo affiche sa vision
Face à elle se tenait l’homme du renouveau. Jérémie Kilubu Matondo, nouveau patron intérimaire, n’a pas attendu pour fixer le cap.
D’abord, il a écarté toute idée de rivalité interne. Ensuite, il a choisi de regarder vers l’avenir. Avec une voix posée mais ferme, il a rappelé l’essentiel :
« Je suis là pour contribuer à la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi : assurer le mouvement de la population. Les guéguerres ne nous intéressent pas. Ici, on ne parlera que de solutions. »
Un appel à la continuité et à l’expérience
Puis, dans un geste d’élégance et de sagesse politique, il s’est tourné vers celle qui l’a précédé.
« Maman Directrice générale, vous serez toujours là. Nous aurons besoin de vos conseils. »
Ainsi, cette main tendue efface d’un coup les rancunes possibles. Surtout, elle ouvre la voie à une collaboration apaisée entre l’ancienne et la nouvelle équipe dirigeante.
Une nouvelle équipe pour relancer l’entreprise
À ses côtés, Kanto Luvuezo Luthanges, récemment nommé directeur général adjoint par le Vice-Premier ministre Jean-Pierre Bemba, l’épaulera dans cette mission.
Ensemble, ils devront redonner un souffle à ce géant du transport urbain.
Le défi : moderniser et rapprocher Transco des Kinois
La feuille de route est claire. Elle ressemble presque à un manifeste pour la renaissance de Transco.
D’abord, la nouvelle équipe veut redynamiser l’administration. Ensuite, elle prévoit de renforcer une flotte de bus vieillissante. Par ailleurs, elle promet d’instaurer une gestion plus transparente. Enfin, elle mise sur la modernisation de l’entreprise, notamment par la numérisation.
L’objectif ultime reste simple : redorer l’image de Transco. Mais surtout, il s’agit de rapprocher l’entreprise des Kinois, ces millions de navetteurs qui attendent chaque jour un transport digne de ce nom.
Un nouveau départ pour Transco
Ainsi, lorsque la cérémonie s’est achevée, un vent nouveau semblait souffler sur Transco.
Un vent de reconstruction. Un vent de collaboration.
Et peut-être, enfin, la promesse que le trajet quotidien de la population congolaise ne sera plus une épreuve, mais un service public à la hauteur des attentes.



