Dans l’architecture futuriste d’Abu Dhabi, où le désert rencontre l’innovation, une voix africaine s’est fait entendre ce lundi. Judith Suminwa Tuluka, Première Ministre de la République démocratique du Congo, a porté haut le projet de sa nation. Celle-ci ne se présente pas comme un problème. Au contraire, elle se veut une part essentielle de la solution à la crise climatique mondiale.
Une diplomatie économique offensive
Représentant le président Antoine Tshisekedi au prestigieux Abu Dhabi Sustainability Week (ADSW), le grand rendez-vous annuel de la transition énergétique, la Première Ministre était accompagnée du ministre du Plan, Guylain Nyembo. Ensemble, ils ont déployé une diplomatie économique offensive.
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Son message était clair. La RDC, avec son immense poumon vert – la forêt du bassin du Congo – son potentiel hydroélectrique colossal et ses minerais stratégiques pour les technologies vertes, est un pilier incontournable de la transition écologique mondiale.
« Nous ne sommes pas seulement un pays à protéger ; nous sommes un partenaire à investir », a-t-elle déclaré devant des décideurs, investisseurs et dirigeants d’institutions financières. Son plaidoyer visait un développement durable et équilibré, conciliant la protection des écosystèmes uniques du pays avec la croissance et la prospérité de sa population.
Position stratégique de la RDC dans le financement climatique
La présence de la Première Ministre à ce sommet n’est pas anodine. En effet, le financement climatique pour les pays du Sud est au cœur de toutes les négociations. Face à l’urgence climatique, la RDC a présenté des actions concrètes et des partenariats innovants. L’objectif est clair : transformer la richesse naturelle en leviers de développement économique et social.
Par ailleurs, en marge des sessions plénières, Suminwa Tuluka a tenu plusieurs rencontres bilatérales avec des industriels et gestionnaires de fonds. L’objectif était double : attirer les investissements et introduire des technologies pour valoriser le potentiel « vert » congolais de façon responsable. Ces initiatives ciblent notamment les secteurs de l’énergie renouvelable et de la gestion durable des forêts.
L’innovation au service de la planète
La cérémonie d’ouverture a également mis en lumière l’innovation pour la planète, avec la remise des Prix Zayed pour la durabilité. Cette 17e édition a récompensé des projets pionniers dans l’énergie propre, la santé, l’alimentation et l’éducation. Elle rappelle que les solutions aux grands défis contemporains naissent souvent de l’ingéniosité et de l’engagement.
Pour la RDC, cette tribune d’Abu Dhabi est une étape cruciale. Elle souligne la volonté du gouvernement de positionner le pays non comme spectateur, mais comme acteur majeur de l’agenda climatique global. En somme, la solution pour la planète passe aussi – et peut-être surtout – par l’Afrique.



