Politique




Ottawa sous le charme congolais : Muyaya mène le « match de rugby » parlementaire pour la Francophonie

Ottawa, 27 février 2026 – Sous les ors du Parlement canadien, le rythme est effréné. Chaque intervention ne dure que…

Ottawa, 27 février 2026 – Sous les ors du Parlement canadien, le rythme est effréné. Chaque intervention ne dure que 35 secondes et Patrick Muyaya Katembwe, Patrick Muyaya Katembwe, ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement, ne laisse rien au hasard. Accompagné de l’ambassadeur Joscar Kabongo Ngoy et du député d’origine congolaise Olivier Ntumba Matulu, il vient défendre un objectif clair : soutenir la candidature de la RDC au secrétariat général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Dans ce « match de rugby » parlementaire, chaque mot compte. Très rapidement, Patrick Muyaya pose les bases : « Nous espérons que le Canada, fidèle allié des valeurs francophones, appuiera le premier pays francophone et deuxième plus grand pays d’Afrique. » Derrière cette phrase, un message stratégique : la RDC compte plus de 100 millions de francophones, un poids démographique qu’aucune décision francophone ne peut ignorer.

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Une démonstration de force diplomatique

Le ministre congolais ne se contente pas de chiffres. Il maîtrise le tempo parlementaire et sait captiver son auditoire. Le Canada, jusque-là observateur discret, est maintenant un acteur clé. Sa neutralité historique pourrait basculer en faveur de la RDC. La démonstration de Muyaya, concise mais percutante, a marqué les esprits.

L’offensive diplomatique ne se limite pas à Ottawa. Elle porte un nom : Juliana Amato Lumumba. L’ancienne ministre de la Culture, fille de Patrice Lumumba, cumule expérience gouvernementale et aura continentale. Sa candidature symbolise la légitimité et la puissance de la RDC dans l’espace francophone.

Vers un plaidoyer mondial

Choisir Ottawa comme étape stratégique n’est pas anodin. Kinshasa démontre que la conquête de la Francophonie se joue dans toutes les capitales, pas seulement à Paris ou Kinshasa. Le Canada, grâce à son bilinguisme et son influence, devient une pièce maîtresse du puzzle diplomatique congolais.

À l’issue de cette séance, le message est clair : la RDC est candidate, légitime, et prête à peser de tout son poids pour ravir le trône francophone à Louise Mushikiwabo. Le prochain round se jouera au Cambodge, en novembre. D’ici là, Kinshasa continuera de tisser sa toile diplomatique, capitale par capitale, convainquant les États membres un à un.

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