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ONU-UA : à New York, la RDC s’invite au cœur des discussions sur la paix en Afrique

À New York, la crise dans l’est de la République démocratique du Congo s’est invitée au cœur des discussions entre…

À New York, la crise dans l’est de la République démocratique du Congo s’est invitée au cœur des discussions entre l’Union africaine et les Nations unies. En marge de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, et le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, ont coprésidé une réunion de haut niveau consacrée au renforcement de la coopération entre les deux organisations.

La rencontre, tenue ce 21 septembre à New York, intervient à la veille de l’ouverture du débat général de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale. Cette séquence internationale doit réunir les dirigeants et hauts responsables du monde entier autour des principaux dossiers de coopération multilatérale.

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La situation dans l’Est de la RDC examinée à New York

Parmi les crises abordées lors de la réunion ONU-UA figurait la situation en République démocratique du Congo. Selon le compte rendu de l’Union africaine, les échanges ont porté sur l’évolution de la crise congolaise et sur le soutien à la médiation conduite par le Togo.

La RDC a ainsi été examinée aux côtés d’autres foyers de crise du continent, notamment au Sahel, en Libye, au Soudan, au Soudan du Sud et en Somalie. Les deux institutions ont également insisté sur la nécessité de renforcer la diplomatie préventive et les mécanismes africains de médiation.

L’UA et l’ONU ont par ailleurs réaffirmé leur volonté de disposer des moyens nécessaires pour favoriser des solutions africaines aux crises du continent. Cette approche place la médiation et les mécanismes régionaux au centre de leur coopération en matière de paix et de sécurité.

Une feuille de route africaine pour accompagner le processus de paix

Cette séquence diplomatique intervient alors que l’Union africaine poursuit ses efforts pour accompagner le processus de paix dans l’Est de la RDC.

En juillet 2026, le panel de facilitateurs de l’UA avait adopté une feuille de route de six mois, couvrant la période de juillet à décembre. Le dispositif prévoit notamment un travail sur la coordination politique, l’analyse de la situation sécuritaire, l’accès humanitaire, le dialogue avec les groupes armés, la coopération économique régionale et la question des ressources naturelles.

Le plan prévoit également une implication accrue de la société civile, des femmes et des jeunes. Il doit permettre au panel de facilitateurs et au Secrétariat conjoint indépendant de mieux accompagner le processus de médiation et de coordonner les différentes initiatives diplomatiques engagées dans la région.

Cette démarche vise notamment à assurer une meilleure articulation avec les processus de Washington et de Doha, ainsi qu’avec les initiatives régionales et internationales consacrées à la crise congolaise.

L’ONU et l’UA veulent renforcer leur front commun

Au-delà du dossier congolais, la rencontre de New York a porté sur plusieurs enjeux stratégiques pour le continent africain. L’UA et l’ONU ont notamment discuté de la réforme de l’architecture financière internationale, de la viabilité de la dette et d’une meilleure valorisation des ressources minérales critiques africaines.

Les deux organisations ont également souligné l’importance de renforcer leur coopération institutionnelle. Elles doivent notamment poursuivre leurs travaux sur une feuille de route commune au-delà de 2026.

Pour l’Union africaine, cette coopération doit aussi permettre à l’Afrique de peser davantage dans les décisions internationales. À l’ouverture de sa participation à l’UNGA81, Mahmoud Ali Youssouf avait notamment placé parmi ses priorités une représentation africaine plus forte dans les instances internationales et une plus grande capacité du continent à prendre en charge ses propres enjeux de paix, de sécurité et de développement.

À New York, la question congolaise s’inscrit donc dans une équation diplomatique plus large : renforcer les mécanismes africains de médiation tout en consolidant le soutien international aux efforts visant à ramener la paix dans l’Est de la RDC.

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