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La RDC fait son grand retour au Conseil de sécurité de l’ONU

C'est un retour historique. Ce jeudi 1  janvier 2026, la République démocratique du Congo a officiellement entamé son mandat de…

C’est un retour historique. Ce jeudi 1  janvier 2026, la République démocratique du Congo a officiellement entamé son mandat de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. Une cérémonie solennelle de levée du drapeau congolais au siège de l’ONU à New York a marqué ce nouveau chapitre, plus de trente ans après la dernière présence du pays à ce poste stratégique.

La RDC rejoint ainsi le cercle restreint des dix membres non permanents aux côtés de Bahreïn, la Colombie, la Lettonie et le Libéria pour le mandat 2026-2027. Elle intègre notamment le groupe A3, qui réunit les trois États africains siégeant simultanément, avec pour mission de porter les positions de l’Union africaine sur les grands dossiers de paix et de sécurité du continent.

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Une voix pour l’Afrique et l’expérience des conflits

S’exprimant à cette occasion, la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a souligné la lourde responsabilité et l’honneur que représentait ce mandat. Elle a affirmé que la RDC se positionnerait comme « une voix constructive », fondée sur la justice et le droit international.

Le pays entend mettre à profit sa propre expérience, marquée par des décennies de conflits dans la région des Grands Lacs, pour influencer l’agenda international. Ses priorités annoncées sont claires : la prévention et la résolution des conflits, la réforme des opérations de maintien de la paix, la promotion de la justice transitionnelle et une meilleure gouvernance des ressources naturelles.

Un siège au cœur des enjeux mondiaux

Bien que dépourvue du droit de veto réservé aux cinq membres permanents (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni), la RDC disposera d’une tribune et d’un pouvoir d’influence uniques. En participant activement aux délibérations, négociations et votes, Kinshasa pourra peser sur des décisions cruciales concernant les sanctions internationales, les mandats des missions de paix ou les réponses aux crises mondiales.

Ce siège offre au pays une occasion sans précédent de défendre sa souveraineté et son intégrité territoriale face aux menaces qui l’affectent directement, tout en portant la voix des peuples africains touchés par les conflits. C’est la troisième fois que la RDC accède à ce poste, après les mandats de 1982-1983 et 1990-1991.

L’entrée en fonction des Léopards dans l’arène diplomatique la plus fermée du monde marque un tournant. Elle place la RDC, malgré ses défis internes, en acteur incontournable des efforts mondiaux pour la paix. Les prochains mois révéleront sa capacité à transformer cette position en actions concrètes pour la stabilité de l’Afrique et au-delà.

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