Le gouvernement congolais passe à l’action. Il veut concrétiser les accords de Washington signés avec le Rwanda en décembre 2025. Ces textes ont été conclus sous médiation américaine.
Lors du Conseil des ministres, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a annoncé une décision clé. Le gouvernement crée un comité de pilotage interministériel. Sa mission sera claire : élaborer une feuille de route pour la mise en œuvre des accords.
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Un comité pour coordonner et clarifier l’action publique
Cette initiative fait suite à une réunion de travail tenue le jeudi 8 janvier. Judith Suminwa y a réuni les ministres directement concernés. Tous travaillent sur ces accords, signés sous les auspices de l’ancien président américain Donald Trump.
L’objectif est double. D’abord, rationaliser les projets liés aux accords. Ensuite, garantir une exécution cohérente. Le gouvernement veut aligner cette mise en œuvre sur la politique définie par le président Félix Tshisekedi.
Par ailleurs, le comité devra éviter les chevauchements institutionnels. Il devra aussi renforcer la lisibilité de l’action publique. Dans le même esprit, un Comité de conjoncture économique élargi se réunira le mardi 13 janvier. Cette rencontre visera à harmoniser la lecture des clauses économiques et sécuritaires.
Des accords au cœur d’un débat national sensible
Signés le 4 décembre 2025, les accords de Washington affichent plusieurs ambitions. Ils visent à apaiser les tensions entre la RDC et le Rwanda. Ils cherchent aussi à renforcer la coopération économique régionale, notamment via le cadre REIF. Enfin, ils ambitionnent de consolider la paix dans les Grands Lacs.
En parallèle, ces accords s’accompagnent de partenariats stratégiques avec les États-Unis. Le gouvernement y voit une opportunité majeure. Il évoque une preuve de confiance internationale et un levier pour le développement.
Cependant, le débat reste vif. Plusieurs voix critiquent ces textes. Parmi elles figure Mgr Fulgence Muteba Mugalu, archevêque de Lubumbashi. Il dénonce un possible « bradage » des intérêts nationaux. Selon lui, ces accords favoriseraient des équilibres politiques au détriment des générations futures.
Ainsi, la création du comité de pilotage répond à une double exigence. D’une part, rassurer les partenaires internationaux. D’autre part, maîtriser un processus sensible sur le plan intérieur. Le défi pour Judith Suminwa sera donc clair : avancer avec transparence, apaiser les craintes et respecter les engagements pris.



