Davos, Suisse – Dans les Alpes suisses, entre débats sur l’intelligence artificielle et finance verte, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo fait entendre une autre voix. Le président de la République démocratique du Congo est présent à la 56ᵉ réunion du Forum économique mondial. Son objectif est clair : changer l’image de la RDC.
Désormais, Kinshasa refuse d’être vue comme un simple pays en crise. Au contraire, la RDC se présente comme un “pays-solutions”, essentiel pour l’avenir de la planète. Ainsi, le chef de l’État veut repositionner son pays au cœur des réponses aux défis mondiaux.
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Arrivé le lundi 19 janvier, Félix Tshisekedi entame un intense marathon diplomatique. Le thème du forum, « Un esprit de dialogue », cadre parfaitement avec sa démarche. En effet, il souhaite convaincre que les solutions énergétiques, climatiques et industrielles passent aussi par le Congo.
Trois piliers pour repositionner la RDC sur la scène mondiale
D’abord, le président met en avant le pilier minier et énergétique. La RDC reste le premier producteur mondial de cobalt. Elle figure aussi parmi les géants du cuivre. Ces minerais sont indispensables à la transition énergétique. Toutefois, Félix Tshisekedi insiste sur un point clé : le pays ne veut plus seulement exporter des matières brutes. Il promeut aussi l’énergie propre. Le projet du barrage Inga illustre cette ambition. Il pourrait alimenter une grande partie de l’Afrique en électricité renouvelable.
Ensuite, vient le pilier environnemental. Avec le bassin du Congo, deuxième poumon vert de la planète, la RDC joue un rôle central dans la lutte contre le changement climatique. Le président cite le Couloir vert Kivu-Kinshasa. Ce projet de reforestation vise à protéger la biodiversité. Il montre aussi que le pays agit concrètement.
Enfin, Félix Tshisekedi défend le pilier diplomatique et humain. Membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, la RDC plaide pour le multilatéralisme. En parallèle, le chef de l’État valorise la jeunesse congolaise. Selon lui, cette jeunesse dynamique représente le véritable moteur du développement futur.
Cette présence à Davos ne relève pas du symbole. Au contraire, elle traduit une stratégie assumée. La RDC cherche à attirer des investissements durables. Elle veut développer la transformation locale, les infrastructures et les énergies renouvelables. Ainsi, le pays espère capter davantage de valeur ajoutée.
Face aux décideurs mondiaux, Félix Tshisekedi lance donc un message direct : le monde a besoin du Congo pour réussir la transition énergétique et écologique. Reste maintenant à savoir si les investisseurs répondront à cet appel. Davos a offert la tribune. L’heure est désormais aux actes.



