Le bilan de la 34ᵉ Région militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) pour le mois d’octobre fait état d’un sérieux revers pour l’alliance ennemie dans l’est du pays. Selon un communiqué officiel publié ce lundi, 58 éléments de l’armée rwandaise (RDF) et de leurs supplétifs du Front pour la refondation de la nation (FRN) ont déposé les armes et se sont rendus aux FARDC ainsi qu’aux positions tenues par les groupes de vigilance citoyens Wazalendo.
Au cours de la même période, 20 autres combattants ont été capturés les armes à la main lors d’affrontements directs dans les territoires de Lubero, Masisi et Walikale (Nord-Kivu), ainsi qu’à Kalehe (Sud-Kivu).
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Recrutement forcé, tortures et chair à canon : Les témoignages des rendus
Les dépositions enregistrées par les services de renseignement militaire congolais brossent un tableau sombre des méthodes de recrutement et de gestion des troupes au sein des zones sous contrôle rwandais.
D’après le communiqué de la 34ᵉ Région militaire, la majorité de ces combattants ont révélé avoir été recrutés de force dans les agglomérations urbaines, notamment à Goma et Bukavu. Formés à la hâte et dépourvus de véritable expérience du combat, ils auraient été envoyés en première ligne sur le champ de bataille, utilisés comme de la « chair à canon ».
« Comme tous ceux qui les ont précédés, ces rendus ont témoigné des exactions, des tortures et d’autres crimes horribles auxquels ils étaient soumis dans les zones occupées », précise l’armée congolaise, indiquant que plusieurs d’entre eux ont dû jeter leurs uniformes pour réussir à s’échapper.
L’appel des FARDC à déposer les armes
Face à ces déserteurs de plus en plus nombreux, l’État-Major de la 34ᵉ Région militaire a lancé un appel direct aux combattants qui hésitent encore à quitter les rangs de la rébellion, leur garantissant un accueil conforme aux normes et au droit humanitaire s’ils choisissent de se rendre.
Cette série de redditions et de captures intervient dans un contexte de fortes pressions militaires et diplomatiques à l’Est de la RDC, fragilisant un peu plus le dispositif opérationnel des forces occupantes dans la région.



