La Cour des comptes transmet au Parlement son rapport sur l’exécution du budget 2025

La session budgétaire entre dans une nouvelle étape en République démocratique du Congo (RDC). Le lundi 26 octobre 2026, les…

La session budgétaire entre dans une nouvelle étape en République démocratique du Congo (RDC). Le lundi 26 octobre 2026, les présidents de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, et du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, ont reçu le rapport général de la Cour des comptes sur l’exécution de la loi de finances pour l’exercice 2025. Cette transmission doit permettre au Parlement d’examiner la gestion budgétaire de l’État avant de se pencher sur le projet de loi de finances pour 2027.

Le document a été remis aux deux chambres par Jimmy Munganga Ngwaka, premier président de la Cour des comptes. Il contient les observations issues des vérifications menées par cette institution dans le cadre de sa mission de contrôle des finances publiques.

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Un rapport destiné au contrôle parlementaire

Le rapport porte sur l’exécution de la loi de finances n° 24/011 du 20 décembre 2024, modifiée par la loi de finances rectificative n° 25/0044 du 28 juin 2025. Sa transmission au Parlement s’inscrit dans le cadre de la mission d’assistance que la loi confie à la Cour des comptes.

À l’issue de son audience au Sénat, Jimmy Munganga Ngwaka a rappelé le fondement légal de cette démarche.

« La Cour des comptes est venue au Parlement aujourd’hui pour déposer son rapport à la suite du contrôle de l’exécution de la loi de finances pour l’exercice 2025. C’est une obligation légale », a-t-il déclaré, en référence à l’article 34 de la loi organique régissant son institution.

Le responsable a précisé que le rapport rassemble les observations de la Cour des comptes, qui seront exploitées par les parlementaires. Il n’en a toutefois pas dévoilé le contenu.

La Cour des comptes est notamment chargée de contrôler, dans les conditions prévues par la loi, la gestion des finances de l’État, des biens publics ainsi que les comptes des provinces, des entités territoriales décentralisées et des organismes publics.

La reddition des comptes, première étape avant le budget 2027

La remise du rapport ouvre la voie à l’examen du projet de loi portant reddition des comptes de la loi de finances pour l’exercice 2025. Cette procédure permet au Parlement d’examiner les conditions dans lesquelles le budget a été exécuté.

Après l’examen et l’adoption de ce texte, les deux chambres devront se pencher sur le projet de loi de finances pour l’exercice 2027, en commençant par l’Assemblée nationale.

La transmission du rapport constitue ainsi une étape importante du calendrier budgétaire. Elle fournit aux députés nationaux et aux sénateurs des éléments d’appréciation sur la gestion des ressources publiques et leur permet d’exercer leur mission de contrôle.

Sama Lukonde réaffirme le rôle du Sénat

Au Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde a officiellement réceptionné le document en présence notamment du deuxième vice-président, Basengesi Katintima, et de la rapporteure, Néfertiti Ngudianza Bayokisa Kisula.

Selon les déclarations rapportées à l’issue de l’audience, le président de la chambre haute s’est dit satisfait du respect de la procédure légale par la Cour des comptes. Le contrôle de l’exécution budgétaire relève en effet des prérogatives du Parlement.

Cette réception intervient alors que la session ordinaire en cours est largement consacrée aux finances publiques. Communément appelée « session budgétaire », elle doit permettre aux parlementaires d’examiner les comptes de l’exercice écoulé, puis les prévisions de recettes et de dépenses de l’État pour l’année à venir.

Au-delà de la transmission institutionnelle, l’enjeu sera désormais l’examen des observations formulées par la Cour des comptes et leur prise en compte dans le contrôle parlementaire de l’exécution du budget.

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