Les cinq dirigeants de la coalition d’opposition C64 ont exigé la libération immédiate de Prince Epenge, détenu à Kinshasa depuis dimanche. Réunis à Rome depuis lundi, Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga, Augustin Matata Ponyo et Jean-Marc Kabund ont également appelé la communauté internationale à se mobiliser sur le sort de l’opposant.
Selon les informations communiquées, Prince Epenge a été empêché d’embarquer à l’aéroport international de N’djili avec la délégation de la coalition avant d’être interpellé par des agents des services de renseignement. Il serait depuis détenu au Conseil national de cyberdéfense (CNC).
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Prince Epenge accusé de « propagation de faux bruits »
D’après les informations rapportées, l’opposant est accusé de « propagation de faux bruits ». Cette accusation ferait suite à ses déclarations sur la mort de Manassé Lomboto, chargé de sécurité de son parti, décédé après la marche organisée par la coalition C64 le 15 septembre.
Prince Epenge aurait qualifié ce décès d’assassinat. Les circonstances de la mort de Manassé Lomboto et les éléments justifiant l’interpellation de l’opposant n’ont pas été précisés dans les informations disponibles.
Dans un bref entretien exclusif, les cinq membres du présidium ont dénoncé sa détention et demandé sa libération immédiate. Ils ont également interpellé la communauté internationale sur cette affaire.
Première rencontre physique des cinq dirigeants du C64
Cette réunion à Rome constitue la première rencontre en présentiel des cinq membres du présidium depuis la création de la coalition, lancée en mai dernier.
Le C64 rassemble notamment Martin Fayulu, président de l’ECiDé, Moïse Katumbi, figure d’Ensemble pour la République, Delly Sesanga, dirigeant d’Envol, Augustin Matata Ponyo, associé au LGD, et Jean-Marc Kabund, de l’Alliance pour le changement.
La coalition s’est constituée avec pour objectif affiché de contraindre le président Félix Tshisekedi à quitter le pouvoir en 2028. La détention de Prince Epenge intervient ainsi dans un contexte de tensions entre les autorités congolaises et une partie de l’opposition.P



