Ebola en RDC : le Royaume-Uni débloque 67,5 millions de dollars pour freiner la plus grave épidémie de l’histoire du pays

Face à une épidémie d'Ebola qui ne cesse de gagner du terrain en République démocratique du Congo, le Royaume-Uni muscle…

Face à une épidémie d’Ebola qui ne cesse de gagner du terrain en République démocratique du Congo, le Royaume-Uni muscle sa réponse humanitaire. Londres a annoncé, ce mardi, un nouveau financement de plus de 50 millions de livres sterling, soit environ 67,5 millions de dollars, afin de soutenir les opérations de riposte dans un pays où le nombre de cas confirmés dépasse désormais les 6 000.

Cette nouvelle enveloppe porte la contribution britannique totale à 78 millions de livres sterling, après une première aide de 20 millions de livres accordée en mai. Elle intervient alors que les autorités sanitaires font face à une épidémie provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, une variante rare pour laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement homologué.

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Une aide renforcée pour soutenir la riposte sur le terrain

Le nouveau financement britannique vise à consolider plusieurs piliers essentiels de la réponse sanitaire.

Les fonds serviront notamment à renforcer :

  • la surveillance épidémiologique ;

  • le soutien aux professionnels de santé en première ligne ;

  • l’accès aux traitements disponibles ;

  • la prévention et le contrôle des infections ;

  • la sensibilisation des communautés ;

  • l’organisation de sépultures sûres et dignes.

Au-delà du financement, le Royaume-Uni a déjà déployé des experts en santé publique en RDC et dans les pays voisins afin d’appuyer les opérations de surveillance, la prévention des infections, la mobilisation communautaire et la préparation aux urgences sanitaires.

Cette assistance s’inscrit également dans le cadre d’une coopération avec les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les Nations unies et plusieurs organisations humanitaires présentes sur le terrain.

Londres alerte sur l’urgence d’agir

L’annonce a été faite par la ministre britannique chargée de l’Afrique, Kirsty McNeill, lors de sa première intervention parlementaire après la reprise des travaux à Westminster.

Pour la responsable britannique, l’évolution de l’épidémie impose une montée en puissance immédiate de la réponse internationale.

« En RDC, des familles vivent des pertes inimaginables alors qu’Ebola ravage les communautés, emportant des vies et laissant des milliers d’autres personnes lutter pour leur survie », a-t-elle déclaré.

Elle a insisté sur l’importance d’une intervention rapide face à l’aggravation de la situation.

« Nous savons que la rapidité sauve des vies. Nous avons été parmi les premiers à engager notre soutien et nos experts dans la région, mais à mesure que l’épidémie s’intensifie, nous accélérons notre réponse pour être à la hauteur du défi », a ajouté Kirsty McNeill.

Une épidémie aggravée par les conflits et les déplacements

L’épidémie actuelle évolue dans un contexte particulièrement complexe.

Les conflits armés, les déplacements massifs de populations et les besoins humanitaires croissants compliquent les opérations de riposte et augmentent les risques de propagation du virus.

Avec plus de 6 000 cas confirmés, la RDC fait face à la plus importante épidémie d’Ebola jamais enregistrée sur son territoire. Les autorités sanitaires et leurs partenaires internationaux redoutent désormais qu’elle ne devienne la plus meurtrière de l’histoire du pays.

Dans ce contexte, le renforcement du soutien britannique s’ajoute aux efforts déjà engagés par plusieurs partenaires internationaux pour tenter de contenir la propagation du virus et protéger les communautés les plus exposées.

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