La ministre d’État aux Affaires Étrangères, Thérèse Kayikwamba, a tenu, lundi 24 août 2026 à Kinshasa, une séance de travail stratégique avec son collègue de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa. Au cœur des échanges : la mutualisation des efforts pour défendre efficacement les contentieux de la République Démocratique du Congo à l’étranger et porter les candidatures congolaises au sein des instances internationales.
Cette rencontre vise à mettre fin au travail en silo entre deux portefeuilles pourtant complémentaires de la souveraineté de l’État.
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Concrètement, les deux membres du Gouvernement Suminwa ont convenu d’aligner leurs stratégies, de renforcer la concertation permanente entre leurs administrations et d’instaurer des réunions périodiques d’évaluation.
À travers ces résolutions, Kayikwamba et Ngefa tiennent à assurer un suivi rigoureux et une cohérence totale sur les dossiers d’intérêt commun, notamment les procédures judiciaires impliquant l’État congolais hors de ses frontières.
« Nous avons convenu de demeurer en contact permanent à travers nos équipes, mais aussi à travers les différents échanges périodiques que nous allons avoir », a déclaré à l’issue de la réunion la cheffe de la diplomatie congolaise.
Une diplomatie offensive adossée à une justice crédible
Cette coordination s’inscrit dans la double ambition du Gouvernement, notamment de redorer l’image de la justice congolaise et de renforcer la diplomatie offensive de la République Démocratique du Congo.
Côté Affaires Étrangères, Thérèse Kayikwamba et ses collaborateurs multiplient les offensives pour repositionner le pays sur l’échiquier international, que ce soit dans la défense de sa souveraineté face à l’agression rwandaise dans l’Est, ou dans la conquête de postes stratégiques au sein de l’ONU, de l’Union Africaine et de la SADC. Une démarche qui exige une base juridique interne forte.
Côté Justice, le ministre Guillaume Ngefa porte le chantier de la restauration de l’État de droit et de la lutte contre l’impunité. Il s’est engagé sans faille pour une justice nationale forte et crédible qu’il voit comme le meilleur argument pour faire valoir les droits de la RDC devant les juridictions internationales et pour sécuriser les investisseurs.
En unissant leurs forces, les deux ministères entendent désormais parler d’une seule voix pour mieux protéger les intérêts de la République à l’extérieur.



