Politique




Assassinat Laurent-Désiré Kabila : 25 ans de blessures et de souvenirs

Kinshasa, 16 janvier 2026 – L’assassinat de Laurent-Désiré Kabila demeure l’un des événements les plus marquants de l’histoire politique de…

Kinshasa, 16 janvier 2026 – L’assassinat de Laurent-Désiré Kabila demeure l’un des événements les plus marquants de l’histoire politique de la RDC. Il y a vingt-cinq ans, un coup de feu retentissait dans le bureau du Palais de Marbre. Le président s’effondrait, frappé par un de ses gardes du corps. Aujourd’hui encore, cette tragédie traverse la mémoire nationale et soulève des questions toujours sans réponse.

Ce jour-là, l’après-midi bascule dans le chaos. Rashidi Mizele, un garde du corps, tire sur Kabila avant d’être abattu. Le ministre Mashako Mamba, présent sur place, tente de le ranimer en vain. Dans les heures qui suivent, le pouvoir tangue. Un « comité de crise » se forme. D’abord, on annonce que le président est vivant. Puis la vérité s’impose : le président est mort.

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Succession et procès après l’assassinat Laurent-Désiré Kabila

Dans le vide, le colonel Eddy Kapend, aide de camp de Kabila, prend le contrôle. Un couvre-feu est décrété. Derrière des portes closes, Joseph-Désiré Kabila, son fils, est choisi comme successeur. Dix jours plus tard, il devient président. La transition est rapide, mais l’énigme reste entière.

Un procès militaire condamne à mort Kapend et vingt-cinq autres personnes, tous clament leur innocence. Une grâce présidentielle récente a fermé le dossier judiciaire. Les commanditaires, eux, restent inconnus.

L’héritage politique après l’assassinat Laurent-Désiré Kabila

Pour comprendre l’impact de l’assassinat Laurent-Désiré Kabila, il faut revenir à sa vie. De chef de maquis dans l’Est à libérateur de Kinshasa en 1997, Kabila incarne la revanche des vaincus. Son mantra, « Prenez-vous en charge », défie les anciennes puissances et les voisins prédateurs. Mais il devient un dirigeant solitaire, rompt avec le Rwanda et plonge le pays dans une guerre régionale dévastatrice.

Aujourd’hui, son héritage divise : pour certains, il reste le bouclier souverainiste. Pour d’autres, il incarne l’autorité et le verrouillage du système. Chaque crise à l’Est, chaque débat sur l’ingérence étrangère, fait resurgir son spectre et son avertissement.

La commémoration officielle de ce jour active une mémoire vive. Le coup de feu de 2001 n’était pas une fin, mais le début d’une longue résonance. Dans la trajectoire tourmentée du Congo, la mort d’un président reste un événement politique et géopolitique, dont l’impact se fait sentir des décennies plus tard.

Le temps a passé, les régimes ont changé, mais la balle continue son voyage. Elle interroge encore : qui a vraiment tué Mzee ? Et qu’a-t-on tué ce jour-là ? Un homme, sûrement. Une idée de souveraineté congolaise, peut-être. Vingt-cinq ans après, la résonance de l’assassinat Laurent-Désiré Kabila reste assourdissante.

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