Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les violences des manifestations du 15 septembre 2026. Dans un communiqué daté du 21 septembre, il a saisi le Procureur général près la Cour de cassation pour faire la lumière sur les débordements survenus à Kinshasa et dans d’autres villes du pays.
Selon le document, l’instruction devra couvrir l’ensemble des faits signalés lors des manifestations organisées par l’opposition. Le ministre cite notamment des actes de violence, des blessures, des destructions de biens, des allégations de décès et des interpellations intervenues en marge des rassemblements.
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Une enquête pour établir les responsabilités
D’après Guillaume Ngefa, les investigations devront s’appuyer sur des éléments de preuve recueillis conformément à la loi. L’objectif est donc de déterminer les circonstances exactes des incidents et, le cas échéant, d’identifier les responsabilités pénales.
De plus, le ministre de tutelle insiste sur le caractère impartial de la procédure. « Cette démarche est menée sans préjuger de l’issue des procédures qui seront engagées par le Parquet général », a souligné le communiqué.
Le rappel des garanties constitutionnelles
Dans ce contexte politique tendu, le patron de la Justice a tenu à rappeler un principe fondamental.
« Toute personne interpellée ou mise en cause dans ce dossier bénéficie des garanties prévues par la Constitution, notamment la présomption d’innocence et le respect strict des droits de la défense », a martelé Guillaume Ngefa.
Ce que dénonce l’opposition
Pour rappel, dans un communiqué conjoint publié après la marche du 15 septembre, les leaders de l’opposition avaient dressé un bilan d’un mort et d’une dizaine de blessés.
Les signataires, Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Matata Ponyo et Delly Sesanga, avaient directement mis en cause les combattants de la « Force du progrès » de l’UDPS et des agents du Service national.
En outre, ces opposants avaient pointé du doigt des éléments de la Garde républicaine et de la Police nationale congolaise, qu’ils soupçonnaient d’avoir tendu un piège à leur activité politique.
Face à ces faits, ils avaient réclamé une enquête indépendante pour établir clairement les responsabilités.
Un test pour l’État de droit
Finalement, cette décision s’inscrit dans la volonté affichée par le gouvernement de faire de l’État de droit un pilier de son action. En confiant le dossier à la Cour de cassation, l’exécutif veut garantir une procédure crédible.
Par conséquent, l’ouverture de cette enquête judiciaire est désormais attendue comme un baromètre. Les organisations de défense des droits humains et la société civile espèrent qu’elle permettra de faire toute la lumière sur ces événements et d’éviter l’impunité.



