Des agents qui travaillent dans les couloirs, des sanitaires sans eau courante et une sortie de secours non sécurisée. Voilà le tableau qu’a découvert le ministre des Infrastructures et Travaux publics (ITP), John Banza Lunda, au siège du ministère des Affaires étrangères, ce lundi 12 octobre 2026, à Kinshasa.
À l’invitation de la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Wagner Kayikuamba, il s’est rendu sur place avec une équipe d’experts. Cette visite devait permettre d’évaluer l’état des bâtiments et de définir les interventions nécessaires. La délégation a également inspecté le site de la Coopération internationale, avenue Batetela, dans les locaux de la Société nationale d’électricité (SNEL).
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Un bâtiment de 1974 à bout de souffle
Le constat est préoccupant. Les experts ont relevé plusieurs défaillances, notamment des problèmes d’alimentation électrique et une tuyauterie obsolète. Ils ont aussi constaté l’absence d’eau courante dans les sanitaires. De plus, la sortie de secours principale ne garantit plus une sécurité suffisante.
D’autres difficultés aggravent la situation. Les égouts et le système d’évacuation en béton du Centre financier voisin perturbent le drainage du complexe diplomatique. Par ailleurs, la station-service installée sur le site présente des problèmes de stabilité et de sécurité.
Construit en 1974, le bâtiment ne répond plus aux besoins actuels. Les espaces manquent et les bureaux affichent une forte saturation. À la Coopération internationale, le Bureau de l’Intégration régionale ne compte que trois espaces de travail. Faute de place, plusieurs agents travaillent même dans les couloirs.
La Salle de conférence internationale nécessite également une rénovation pour respecter les normes actuelles. Quant à la Salle des archives, elle peine à accueillir les usagers et les agents de la chancellerie. Elle ne dispose pas non plus de sanitaires.
Réunion technique, devis et projet avec la Chine
Face à cette situation, John Banza Lunda a demandé une réunion technique avec les experts chinois, la Direction des Bâtiments civils, le Secrétariat général aux ITP et son conseiller technique.
Cette réunion devra permettre aux différents intervenants de réaménager le calendrier et de finaliser le plan du projet. Les équipes devront aussi présenter un devis révisé pour le bâtiment R+12.
Les travaux envisagés s’articulent autour de trois priorités. La première concerne l’évaluation de la capacité d’accueil des bâtiments. La deuxième porte sur la réhabilitation du patrimoine existant. Enfin, la troisième prévoit la construction d’un nouvel immeuble R+5, dans le cadre d’un protocole d’accord en cours d’alignement avec la République populaire de Chine.
Après le chiffrage de la Direction des Bâtiments civils et des équipes techniques, les autorités soumettront le dossier complet au Conseil des ministres pour arbitrage. Cette étape doit faciliter le lancement des travaux.
Toutefois, les autorités n’ont communiqué ni le montant du projet ni un calendrier précis. La prochaine étape consistera donc à finaliser les études techniques et à préciser les conditions de mise en œuvre.



