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Kinshasa : le gouvernement lance plus de 400 zones de décharge pour endiguer les immondices

La ville de Kinshasa va se doter de plus de 400 zones de regroupement des déchets. Le projet est porté…

La ville de Kinshasa va se doter de plus de 400 zones de regroupement des déchets. Le projet est porté par le gouvernement provincial, à travers le ministère des Infrastructures et Travaux publics, dans le cadre de la vision du gouverneur Daniel Bumba. L’objectif est de doter la capitale d’un système structuré de collecte face à l’amoncellement des immondices. Les travaux sont déjà lancés sur plusieurs sites.

L’initiative répond à un chiffre alarmant. La capitale produit chaque jour plus de 15 000 tonnes de déchets ménagers. Une production qui dépasse largement les capacités actuelles de collecte et d’évacuation.

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Pour y répondre, l’exécutif provincial veut construire un maillage moderne et efficace de points de stockage temporaire avant l’évacuation finale.

Ces futures infrastructures serviront de transit. Les ordures collectées dans les quartiers y seront regroupées avant d’être acheminées vers les centres d’enfouissement technique de Mpasa.

Le site situé au croisement des avenues Saio et Ngiri-Ngiri, dans la commune de Ngiri-Ngiri, illustre l’avancement du chantier. Selon l’autorité urbaine, les travaux y sont déjà à un stade avancé.

Sur le terrain, le modèle est standardisé. Les sites seront progressivement déployés dans les 24 communes. Chaque zone est clôturée par un mur en béton armé. Elle comprend des bacs à ordures, un système d’éclairage et un portail d’accès sécurisé.

D’après l’Hôtel de ville, l’aménagement vise à encadrer les points de dépôt, à sécuriser les lieux et à mettre fin aux décharges sauvages qui envahissent les avenues.

Après l’acquisition récente de camions-bennes, le gouverneur Daniel Bumba veut ainsi boucler la chaîne. De la collecte de proximité à l’évacuation vers Mpasa, l’objectif est de bâtir un circuit intégré. Un système qui fait défaut à Kinshasa depuis plusieurs années.

Un défi historique pour la capitale

Cet effort s’inscrit dans une série d’actions menées par l’exécutif provincial pour lutter contre l’insalubrité chronique.

Avant ce projet de 400 zones, Daniel Bumba avait lancé l’opération « Kinshasa Ezo Bonga » et renforcé la régie d’assainissement. L’idée est de passer d’interventions ponctuelles de curage des caniveaux à une politique durable de salubrité.

À Kinshasa, la question des déchets dépasse la simple propreté. Elle touche directement à la santé publique, aux inondations en saison des pluies et à l’image de la ville.

En structurant enfin le maillon le plus faible, à savoir le regroupement de proximité, les autorités tentent de poser les bases d’une mégapole estimée à près de 17 millions d’habitants, qui ne peut plus se gérer avec des dépotoirs à ciel ouvert.

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